Les élèves de >
l’université d’été à Rinteln étaient très étonnés quand je leur ai raconté de mon plaisir d’écrire des textes à la main. Pourquoi ne tapez-vous pas au clavier ? demandait l’un d’eux. On peux toujours tout de suite tout corriger, ajoutait-il. Oui c’est vrai, la concentration n’est pas nécessaire, on sait qu’on peut revenir à tout moment, effacer facilement les lettres et réécrire une phrase tant qu’on veux. Ah, les corrections éternelles, On perd beaucoup de temps et on n’arrive que difficilement à produire un texte bien structuré. Par contre, un papier blanc, un stylo à plume, une bonne concentration et les idées coulent littéralement sur le papier à travers l’encre. Or, nous n’avons pas tranché le débat et ils continuent certainement à taper au clavier.

Lors de la soirée autour du Lexikon der sperrigen Wörter à la Maison de la littérature mardi soir, l’une des participantes sur le podium vantait avec raison le Dictionnaire des Frères Grimm. A ce moment, j’ai pensé à mes boîtes à fiches qui m’ont servi pour établir un index au cours de ma lecture des œuvres de Sartre, surtout de son volumineux L’Idiot de la famille. La vie de Gustave Flaubert de 1821 à 1857, où il cherche à élucider la question comment Gustave Flaubert a pu écrire Madame Bovary (1857). Qu’est-ce qu’on savoir d’un homme aujourd’hui, demandait Sartre. Le résultat, une étude merveilleuse qui réunit beaucoup d’approches très différentes pour l’interprétation de la littérature. Une vraie aventure de lecture. Quand vous aure lu la préface de deux pages et demie, vous serez tenté de lire les trois volumes.


Je me rappelle encore bien la lecture des premières vingt pages. Je me demandais comment je vais retrouver les passages importants, comment les évaluer, les comparer les un aux autres, etc. A ce moment, j’ai commencé à travailler avec des fiches, de petites fiches. Une fois la lecture des livres de Sartre achevée, j’avais rempli peut-être un millier ou un peu plus de fiches.
Avec des sigles: L’être et le néant (EN sur la fiche), L’imaginiare (IM), oder Qu’est-ce aue la littérature? (Que). Parfois, il n’y figurait qu’un mot et une page, parfois, et c’était le cas pour la fiche littérature, il y en avait 4 fiches numérotées. En effet, aprés la lecture, les fiches esthétique, litterature, imagination, liberté, art, artiste, l’objectif du livre comportaient le plus de notes et nombre des pages. Et le sujet du travail était trouvé: L’esthétique de Sartre qui avait une certaine relation avec la liberté. En effet, dans l’œuvre de Sartre, il y a deux grandes parties: la littérature er la philosophie. Il y a encore une troisième partie, souvent négligée: c’est l’art. Sartre a écrit de nombreuses études de portait pour analyser les rapports de nombreux artistes, peintres, écrivains et poètes à leurs œuvres. Il se servait de beaucoup de sujet de sa philosophie, c’est-à-dire, il les a appliqué à des études pratiques. Les nombreuses remarques autour de la question (fiche:) l’objectif du livre suggéraient que Sartre avait présenté, en parlant de Flaubert, aussi un travail de méthode. (Remarquons que la première phrase de sa préface dit tout: “Ce livre est la suite des Questions de méthode…”) Il voulait savoir, comment on peut analyser, décrire un individu. Aussi complètement que possible. Donc 2801 pages en trois volumes et un peu plus avec le quatrième volume paru après sa mort. Il s’agit de rassembler toutes les informations sur un individu pour que cela crée un tout homogène dès que touts les détails ont trouvé leur place. Le résultat eest une étude impressionnante qui nous propose un grnad nombre d’approches très variées pour interpréter la littérature. Une formidable aventure de lecture vous attend.
Revenons à l’ordinateur. Écrivez-vous à la main ou tapez-vous au clavier ? vous ai-je demandé au début de ce billet. Eh bien, j’estime que l’ordinateur aurait rendu mon travail avec les fiches très difficile peut-être impossible. Heureusement, à l’époque, je n’avais pas d’ordinateur. Rien à faire. Impossible de numériser mes notes. L’abécédaire m’aidait à classer mes fiches, et le numéro croissant des fiches pour une entrée comme esthétique (5 fiches) me révélait au fur et à mesure de ma lecture quel serait le sujet de mon travail. Je pense aujourd’hui que la possibilité de manipuler les fiches avec les doigts, de les arranger sur le bureau laissait libre cours à mon imagination et aux associations d’idées, aux rapprochements. Cacher les fiches dans un ordinateur m’aurait livrer à la technique, la numérisation aurait détruit le rapport imaginatif avec les notions sartriennes.
Que d’infos aurais-je perdu quelque part sur la disque dure. Il est vrai, dans la boîte à fiches, j’ai parfois cherché une fiche… fiche n° 1 liberté avait disparu, et en la cherchant, j’ai revu tant d’autres fiches, ce qui a entraîné ma mémoire. Encore aujourd’hui, je retrouve assez facilement les phrases dans les œuvres de Sartre à l’aide de mes boîtes à fiches. Le secret de mon travail avec les petites boîtes à fiches très simple:
c’est moi qui établissait les liens entres les fiches et non pas un programme plus ou moins bêtes qui, aujourd’hui, pourrait prétendre de faciliter les associations d’idées et l’imagination. Aprés tout, je ne suis toujours pas convaincu qu’un ordinatuer aide à faire de meilleurs livres, au contraire. Un livre devient bon si vous écrivez à la main et à la plume si les idées coulent avec l’encre sur le papier.
J’avoue que je tape les billets du blog au clavier sans les écrire d’abord á la main.
Die Schüler der > Sommeruniversität in Rinteln waren ganz schön erstaunt, als ich ihnen erzählte, dass ich gerne Texte mit der Hand und einem Füller schreibe. Warum tippen Sie nicht auf einer Tastatur, fragte einer von ihnen, das kann man doch immer gleich korrigieren? Das stimmt, man braucht auch keine Konzentration, da man jederzeit wieder was löschen kann, oder ganze Sätze neu schreiben kann. Ach, das ewige Korrigieren am Bildschirm, ob Texte dadurch besser werden? Man verliert irre viel Zeit, bevor man zu einem ordentlich strukturierten Text gelangt. Ein weißes Blatt Papier, ein Füller, eine klare Konzentration! Das ist es. Dann fließen die Ideen mit der Tinte auf das Papier. Natürlich haben wir diese Frage nicht abschließend geklärt, und die Schüler schreiben wahrscheinlich weiterhin ihre Referate sofort mit dem Computer. Vielleicht hätten mein Schüler eine Kladde zum (Vor-)Schreiben von Texten. Das geht nämlich schneller.

Am letzten Dienstagabend wurde im Stuttgarter Literaturhaus das > Lexikon der sperrigen Wörter vorgestellt, und in diesem Zusammenhang erinnerte eine Teilnehmerin an die Zettelkastenarbeit der Brüder Grimm für ihr Wörterbuch. In diesem Moment dachte ich an meine Zettelkästen, mit deren Hilfe ich mir während der Lektüre der Werke von > Jean-Paul Sartre einen Index seiner Werke und vor allem von seiner umfangreichen Studie > L’Idiot de la famille. La vie de Gustave Flaubert de 1821 à 1857 angelegt hatte. Im Idiot de la famille versucht Sartre herauszufinden, wie Flaubert sich in die Lage versetzen konnte bis 1857 Madame Bovary zu schreiben. Was kann man heute von einem Menschen wissen, fragte Sartre. Es geht darum, alle Informationen über ihn zu sammeln, so dass sich ein homogenes Ganzes ergibt, wenn alle Teile ihren Platz gefunden haben. Das Ergebnis war eine wunderbare und beeindruckende Studie, die eine große Anzahl ganz unterschiedlicher Methoden und Ansätze, Literatur zu interpretieren, vorlegt. Wenn Sie einmal die zweieinhalb Seiten von Sartres Vorwort lesen, werden sie vielleicht auch gleich die drei Bände (5 Bände in der deutschen Übersetzung) lesen. Ein unglaubliches Leseabenteuer wartet auf sie.


Ich erinnere mich noch genau an die Lektüre der ersten zwanzig Seiten. Damals fragte ich mich, wie ich denn jemals die bestimmte Begriffe, wichtige Passagen oder Namen wiederfinden sollte, wenn die Lektüre der 2801 Seiten beendet wäre. Zu diesem Zeitpunkt begann ich mit dem Index in Form des Zettelkasten, bald musste ich den zweiten Kasten kaufen. Heute stehen davon 7 Kästchen in der Schreibtischschublade. Nach der Lektüre des Idiot de la famille und vieler weiterer Werke von sartre: U. a. L’être et le néant (EN auf dem Karteikärtchen), L’imaginiare (IM), oder Qu’est-ce aue la littérature? (Que) lagen ungefähr 1000 Karteikärtchen in den kleinen Kästchen.
Manchmal stand auf einem Kärtchen nur ein Begriff und eine Seitenzahl, manchmal waren mehrere Kärtchen für den gleichen Begriff durchnummeriert: Z. B. das Kärtchen littérature: 1-4. Die Karteikärtchen esthétique, litterature, imagination, liberté, art, artiste, l’objectif du livre enthielten die meiseten Hinweise und Seitenzahlen. Damit war auch das Thema der Arbeit gefunden > Sartre und die Kunst das eine bestimmte Beziehung auch zu seinem Begriff der Freiheit hat. Im Werk von Sartre gibt es zwei große Bereiche: die Philosophie und die Literatur. Es gibt aber auch einen dritten Bereich, der die beiden hier erstgenannten Bereich miteinander verbindet: das ist die Kunst. Sartre hat über viele Künstler, Schriftsteller und Dichter Porträtstudien angefertigt, in denen er ihr Verhältnis zur Kunst, oder zu ihren Werken untersucht und dabei ausgewählte Themen seiner philosophischen Werke untereinander zu einer Porträttheorie verknüpft, sie bei der Analyse der Verhältnisse von Autor zu seinem Werk anwendet, sie also in der Praxis auf ihre Tauglichkeit hin untersucht und weiterentwickelt. Die vielen Bemerkungen auf den Kärtchen l’objectif du livre belegen, dass Sartre mit der Flaubert-Studie auch eine methodische Arbeit vorgelegt hat. Der erste Satz des Vorwortes lautet ja auch : “Ce livre est la suite des Questions de méthode…”) Er wollte herausfinden, was man über ein Individuum alles in Erfahrung bringen kann, wie man es analysieren kann. So vollständig wie möglich. Also 2801 Seiten in drei Bänden und ein paar Seiten obendrauf im vierten Band, der nach seinem Tod erschien.
Kommen wir zum Computer zurück. Schreiben Sie mit der Hand oder mit der Tastatur? steht im Titel dieses Beitrags. Nun, ich glaube, dass ein Computer meine Arbeit mit den Karteikärtchen erschwert oder vielleicht sogar unmöglich gemacht hätte. Glücklicherweise hatte ich damals noch keinen Computer. Nichts zu machen. Meine Notizen konnte ich nicht digitalisieren. Das ABC half mir die Kärtchen zu ordnen und die steigende Zahl der Karteikärtchen zu einem bestimmten Thema esthétique (5 Kärtchen) führte allmählich zum Ziel der Arbeit. Ich glaube heute, dass die Möglichkeit, die Kärtchen mit den Fingern zu ordnen, sie auf dem Büro in einer bestimmten Ordnung hinzulegen, der Imagination, der Phantasie und den Assoziationen freien Lauf gelassen hat. Hätte ich die Karteikärtchen der Technik in einem PC ausgeliefert hätte ich viel von den Beziehungen zu Sartres Begriffen und Konzepten verloren.
Manchmal habe ich ein Kärtchen gesucht, es war falsch eingeordnet… Kärtchen n° 1 liberté war weg und beim Suchen habe ich so viele andere
Kärtchen (wieder-)gelesen, die mein Gedächtnis trainierten. Noch heute finde ich mit Hilfe der Kärtchen ziemlich schnell ganz bestimmte wichtige Sätze und Begriffe in den Werken Sartres wieder. Das Geheimnis der Arbeit mit den Karteikästchen ist ganz einfach und leicht zu erklären. Es gab einfach kein Programm, dass die Kärtchen im PC ordnete und gar noch versuchte irgendwelche Beziehungen zwischen den Kärtchen herzustellen. So bin ich immer noch davon überzeigt, dass mit Hilfe des Computers keine besseren Bücher als früher geschrieben werden. Ein Buch wird gut, wenn Sie mit Füller schreiben und die Ideen mit der Tinte wohlstrukturiert auf das Papier fließen. Ausnahmen bestätigen diese Regel.
Ich gebe zu, dass ich diesen Beitrag auf dem Blog mit der Tastatur verfasst habe und ihn nicht – wie meine Schüler es tun würden – vorgeschrieben habe.