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50 Jahre Élysée-Vertrag: Der Film der Bundesregierung
#elysee50 Ernst Klett Verlag feiert nicht 50 Jahre, sondern 63 Jahre Études françaises. > http://t.co/ewcqWFkY
— Frankreich-Blog (@FranceBlogInfo) January 16, 2013
Im virtuellen Museum des Google Cultural Institute
Auf dem Weg zum Élysée-Vertrag
Spitzenmäßig.
Google Cultural Institue: > Auf dem Weg zum Élysée-Vertrag
Wie kann man besser die Vorbereitung und die Bedeutung des Élysee-Vertrages verstehen als de Gaulle zuzuhören?
DFI: Themendossier: Der Élysée-Vertrag
Die Frankreich-Bibliothek des > Deutsch-französischen Instituts in Ludwigsburg hat ein > Themendossier: Der Élysée-Vertrag erstellt.
> Der Vertrag im Spiegel der Presse
> Bibliographie zum > Deutsch-französischen Vertrag – www.romanistik.info
#elysee50 – Das Google Cultural Institute zeigt eine virtuelle Ausstellung rund um die Erfolge von 50 Jahren DFJW > http://t.co/wpulhRBv
— Frankreich-Blog (@FranceBlogInfo) January 16, 2013
50 ans Traité de l’Élysée: Consultons Wikipédia.
50 Jahre Élysée-Vertrag. Ein Blick in Wikipedia
Dans la version française de l’article sur le > Traité de l’Élysée, on peut lire (8 janvier 2013): „Sur le plan politique, il établit un programme pour l’organisation de sommets militaires ou inter-gouvernementaux, afin de soutenir une coopération dans de nombreux domaines, au nombre desquels les Affaires Étrangères et la Défense. Il marque surtout le début de la réconciliation des « ennemis héréditaires » et ainsi la fin d’une période qui a coûté la vie à beaucoup de soldats français et allemands … ».
Il est vrai, le paragraphe II du traité contient tout un programme pour la coopération franco-allemande:
„1. Les deux Gouvernements se consulteront, avant toute décision, sur toutes les questions importantes de politique étrangère, et en premier lieu sur les questions d’intérêt commun, en vue de parvenir, autant que possible, à une position analogue. Cette consultation portera entre autres sur les sujets suivants : Problèmes relatifs aux communautés européennes et à la coopération politique européenne ; Relations Est-Ouest, à la fois sur le plan politique et sur le plan économique ; Affaires traitées au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et des diverses organisations internationales auxquelles les deux gouvernements sont intéressés, notamment le Conseil de l’Europe, l’Union de l’Europe Occidentale, l’Organisation de coopération et de développement économique, les Nations Unies et leurs institutions spécialisées. “ > Elysée-Vertrag
Cet article contient beaucoup plus qu’un simple catalogue de sujets, il stipule l’obligeance des consultations bilatérales:
Dans l’article de Wikipédia on lit aussi (8 janvier 2013): „Il marque surtout le début de la réconciliation des « ennemis héréditaires ».. “ ce qui est tout simplement faux. La réconciliation a déjà commencé en 1945 p. ex. sous la plume de Joseph Rovan (1918-2004) qui a écrit son fameux article « L’Allemagne de nos mérites » tout de suite après son retour du camp concentrationnaire de Dacahu: « L’Allemagne occupée, quelle que soit notre politique, nous l’associons à notre sort. A titre de pupille, fût-ce sous le régime des maisons de correction pour mineurs, elle est pour l’instant une part de l’union française. Dans notre propre destin, son poids est plus lourd que celui de beaucoup nos colonies. N’oublions pas que l’Allemagne a précipité l’Europe avec elle dans sa ruine. Rappelons-nous la France dans le monde de 1939 et sa place d’aujourd’hui. D’une épreuve éclatante, l’Allemagne nous a prouvé la solidarité de nos destins. Quand de grandes souffrances et de grands tourments bouleverseront notre zone d’occupation (et comment échappera-t-elle à la famine quand la France se nourrit à peine ?), les Français resteront-ils à l’écart, fermant les yeux, comme les habitants de Dachau quand passaient les déportés ? » (A. Joseph Rovan. Penseur et acteur du dialogue franco-allemand. Für Joseph Rovan. Wegbereiter und Akteur des deutsch-französischen Dialogs. Hommages pour son soixante-dixième anniversaire réunis par Frédéric Hartweg et publiés par « Documents, revue des questions allemandes » avec le concours de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, (1989), p. 11)
Et comment pourrait-on oublier en tant d’autres intellectuels français Emmanuel Mounier (1905-1950), le fondateur de la revue L’Esprit, qui crée le „Comité français d’échanges avec l’Allemagne nouvelle“. Parmi ses adhérents, > Alfred Grosser, qui sera professeur à l’Institut d’Études politiques de Paris de 1955 à 1992, soutient activement la réconciliation avec l’Allemagne. Cet aspect manque aussi dans la version allemande (8 janvier 2013) sur > le Traité de l’Élysée. „Dieses Abkommen über die deutsch-französische Zusammenarbeit hat die beiden Nachbarn in Europa nach langer „Erbfeindschaft“ und verlustreichen Kriegen seitdem immer mehr zusammengeführt“ Pas tout à fait faux, mais pas non plus correct. „Le traité a achevé la réconcialiation franco-allemande après 1945,“ y devrait-on lire.
À Timişoara / Roumanie une conférence rappelera la signification du traité de l’Élysée pour la coopération franco-allemande
> Wiederversöhnung und Kooperation. Zum 50. Jahrestag der Unterzeichnung des Élysée-Vertrages
> Relations franco-allemandes > 50 ans Trraité de l’élysée: > Bibliographie
In der französischen Version > Traite de l’Élysée des Artikels über den ÉLysée-Vertrag steht: „Sur le plan politique, il établit un programme pour l’organisation de sommets militaires ou inter-gouvernementaux, afin de soutenir une coopération dans de nombreux domaines, au nombre desquels les Affaires Étrangères et la Défense. Il marque surtout le début de la réconciliation des « ennemis héréditaires » et ainsi la fin d’une période qui a coûté la vie à beaucoup de soldats français et allemands … ».
Sicher es gibt im Abschnitt II des Vertrages ein „Programm“ für die künftige Zusammenarbeit, aber im Artikel 1 des II. Abschnitts steht:
„Die beiden Regierungen konsultieren sich vor jeder Entscheidung in allen wichtigen Fragen der Außenpolitik und in erster Linie in den Fragen von gemeinsamem Interesse, um so weit wie möglich zu einer gleichgerichteten Haltung zu gelangen. Diese Konsultation betrifft unter anderem folgende Gegenstände:
– Fragen der Europäischen Gemeinschaften und der europäischen politischen Zusammenarbeit;
– Ost-West-Beziehungen sowohl im politischen als auch im wirtschaftlichen Bereich;
– Angelegenheiten, die in der Nordatlantikvertragsorganisation und in den verschiedenen internationalen Organisationen behandelt werden und an denen die beiden Regierungen interessiert sind, insbesondere im Europarat, in der Westeuropäischen Union, in der Organisation für Wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung, in den Vereinten Nationen und ihren Sonderorganisationen.“
> Elysée-Vertrag.
Dieser Artikel enthält mehr als nur ein Themenprogramm, man liest dort eine Verpflichtung zu gegenseitiger Konsultation!
Und im Wikipedia-Artikel steht auch: „Il marque surtout le début de la réconciliation des « ennemis héréditaires »..“ das ist schlicht falsch. Die Aussöhnung begann schon 1945 z. B. mit Joseph Rovan (1918-2004), « L’Allemagne de nos mérites » „Das Deutschland unserer Verdienste“, den er unmittelbar nach der Rückkehr aus em Konzentrationslager Dachau verfasst hat: „Das besetzte Deutschland, wie auch immer unsere Politik sein wird, wir müssen es auch als Teil unseres Schicksals begreifen. Auch als Mündel, sei es auch wie in einem Erziehungsheim für Minderjährige, ist dieses Deutschland zur Zeit ein Teil der Union française. Und als Teil unseres eignen Schicksals zählt sein Gewicht viel mehr als vieler unserer übrigen Kolonien. Vergessen wir nicht, dass Deutschland Europa mit den Abgrund gerissen hat. Erinnern wir uns an den Platz Frankreichs in der Welt von 1939 und an seinen Platz heute. Mit einem schlagenden Beweis hat Deutschland uns die Solidarität unserer Schicksale bewiesen. Wenn jetzt große Leiden und Kummer das Leben in der besetzten Zone bestimmten (und wie sollte sie dem Hunger entgehen, wenn Frankreich sich kaum ernähren kann?), wie könnten die Franzosen beiseite stehen, die Augen schließen, so wie die Bewohner von Dachau, als die Deportierten vorbeizo-gen?“» (A. Joseph Rovan. Penseur et acteur du dialogue franco-allemand. Für Joseph Rovan. Wegbereiter und Akteur des deutsch-französischen Dialogs. Hommages pour son soixante-dixième anniversaire réunis par Frédéric Hartweg et publiés par « Documents, revue des questions allemandes » avec le concours de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, (1989), p. 11, übers. v. H. W.)
Und wie könnte man so viel andere französische Intellektuelle wie Emmanuel Mounier (1905-1950), den Gründer der Zeitschrift L’Esprit, vergessen, der das „Comité français d’échanges avec l’Allemagne nouvelle“ gescahffen hat? Zu seinen Mitgliedern gehörte > Alfred Grosser, Professor im Institut d’études politiques von 1955 bis 1992, der nach 1945 die deutsch-französiche Aussöhnung unterstützt hat. Dieser Aspekt fehlt auch in der deutschen Version über den Élysée-Vertrag (8.1.2013): „Dieses Abkommen über die deutsch-französische Zusammenarbeit hat die beiden Nachbarn in Europa nach langer „Erbfeindschaft“ und verlustreichen Kriegen seitdem immer mehr zusammengeführt“ Nicht ganz falsch, aber auch nicht richtig. „Er besiegelte die deutsch-französische Aussöhnung eit 1945,“ müsste man dort lesen.
Mehr zur Erinnerung an den Élysée-Vertag am 28. Januar 2013 in Timişoara / Rumänien:
> Wiederversöhnung und Kooperation. Zum 50. Jahrestag der Unterzeichung des Élysée-Vertrages
> Deutsch-französische Beziehungen > 50 Jahre Elysee-Vertrag: > Bibliographie
Rezension: Tobias Bütow, Corine Defrance, Ulrich Pfeil: 63 Orte der deutsch-französischen Geschichte. Von 1870 bis heute
Un livre sur la culture mémorielle franco-allemande vient de paraître : les éditeurs Tobias Bütow, Corine Defrance, Ulrich Pfeil et leurs auteurs présentent > 63 lieux de l’histoire franco-allemande de 1870 à nos jours.
Dans leur introduction, qui mérite d’être lue car elle résume de manière impressionnante l’importance de l’histoire pour les relations franco-allemandes, les trois éditeurs présentent le concept de leur ouvrage : « L’histoire franco-allemande est une histoire d’extrêmes. » (p. 9) Cette phrase résume avec précision l’histoire franco-allemande si riche et variée, marquée par trois guerres cruelles (et la « bataille des nations » de 1813 près de Leipzig, p. 45 et suivantes), puis par une amitié commune pour le bien de l’Europe. Les villes, villages et paysages des deux pays témoignent de cette diversité remarquable. Les auteurs ont sélectionné 63 lieux pour le 63e anniversaire du traité de l’Élysée de 1963. Les auteurs ont sélectionné ces lieux afin de montrer comment ils marquent notre mémoire actuelle, qui, avec le souvenir des événements qui s’y sont déroulés, s’inscrit dans la culture du souvenir et peut aujourd’hui être considérée comme le fondement de l’Europe.
Des tâches pour les élèves :
1. Lisez l’article avec le compte rendu de ce livre 63 lieux de l’histoire franco-allemande de 1870 à nos jours
2. À l’aide de > Cartorik choisissez un lieu qui représente un lieu significatif de l’histoire franco-allemande et présentez-le dans votre classe.
3. Quels lieux en France ou en Allemagen rappelent les événements les plus douleureux ?
4. Quels lieux rappellent le mieux l’oeuvre de la réconcilliation franco-allemande?
Le livre est complété par une > Cartorik, une carte numérique sur l’histoire franco-allemande créée par l‘Office franco-allemand pour la Jeunesse. Cartorik peut être facilement consulté grâce à un code QR qui accompagne chacun des 63 lieux. Des références bibliographiques accompagnent chaque lieu. Liste des auteurs : p. 323-328.
La guerre franco-allemande de 1870/71 a été suivie d’une humiliation supplémentaire avec la proclamation de l’Empire allemand dans la galerie des Glaces de Versailles. Ce souvenir n’est ni effacé ni relativisé lorsque, en 2003, les députés de l’Assemblée nationale et du Bundestag allemand célèbrent le 40e anniversaire du traité de l’Élysée à Versailles. Versailles et Potsdam ont signé un jumelage en 2016.
Ce livre décrit de manière très instructive, à travers les 63 lieux présentés, le savoir-faire nécessaire pour mettre en œuvre la réconciliation après trois guerres si douloureuses, surmonter ensemble le passé et jeter ainsi les bases d’une paix durable et d’une coopération amicale.
Presque chaque description de lieu est introduite par un paragraphe introductif – comme l’« entrée en matière » d’un cours d’histoire souvent en rapport avec le présent –, suivi d’analyses et d’explications historiques, puis d’un paragraphe sur ce qu’est devenue aujourd’hui la mémoire de ce lieu ou sur la façon dont cette mémoire perdure.
L’histoire franco-allemande est également présente au Togo et au Bénin : p. 36 et suivantes, où, à Boukumbé, à la frontière avec le Togo, les habitants ont utilisé le drapeau français en 1906 pour empêcher les Allemands de construire une route…
La présentation des 63 lieux se lit comme un guide touristique à travers l’histoire franco-allemande, qui réserve même aux connaisseurs de nouvelles découvertes. Tous les lieux ne sont pas connus de tous. Presque personne n’associe le Mont Pèlerin aux 2220 jumelages de villes qui ont vu le jour en juin 1948 lors de la première rencontre franco-allemande des maires au Mont Pèlerin en Suisse : Cottbus et Montreuil ont conclu le premier jumelage (p. 236 et suivantes). Et en classe, mes élèves ont toujours été étonnés de voir comment le général de Gaulle s’est adressé à la jeunesse allemande en 1962. Son discours dans la cour intérieure du château de Ludwigsburg a été honoré en 2012 par une cérémonie officielle. Après la guerre, l‘Institut franco-allemand DFI a été fondé à Ludwigsburg.
Fleury-Devant-Douaumont a été complètement détruit pendant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, c’est un lieu de mémoire pour la compréhension franco-allemande. D’autres lieux, comme Hohenlychen, à 100 km au nord de Berlin, d’abord un sanatorium, puis le siège d’un mouvement de jeunesse franco-allemand de 1931 à 1932, ont également été le théâtre de crimes atroces. Les écoles de vacances ont trouvé leur prolongement dans les projets de l’OFAJ. Le camp de concentration de Buchenwald, près de Weimar, fait également partie des lieux de mémoire (> Question : Jean-Noël Jeanneney, L’un de nous d’eux).
Dans l’histoire franco-allemande, Munich est associée à cet accord funeste de 1938. Gdansk/Danzig garde de vieux souvenirs d’espoirs placés dans la France. Après une histoire douloureuse, elle est finalement devenue un symbole de liberté. Vichy, Gurs, Schirmeck, Ban Saint-Jean ainsi que le Vel d’Hiv sont autant d’autres souvenirs douloureux. Chacun de ces lieux est associé à une forme particulière de commémoration. Georges Brassens a ainsi rendu hommage à sa manière, à travers ses chansons, au camp de travail de Basdorf, un lieu situé au nord de Berlin.
La splendeur de l’hôtel Excelsior à Nice ne doit pas faire oublier qu’il fut le siège de la Gestapo à partir de 1943 et devint un lieu d’internement. Le Vercors, entre les départements de l’Isère et de la Drôme, devint un lieu de refuge et de résistance : > Hommage aux maquisards de la Résistance et de la Libération à Vassieux-en-Vercors. À Oradour-sur-Glane, le 10 juin 1944, les SS ont commis un horrible massacre et brûlé 450 femmes et enfants dans l’église du village : > Le président Emmanuel Macron et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier à Oradour-sur-Glane – 10 juin 2024. Sigmaringen a été brièvement la capitale française et est aujourd’hui un lieu de mémoire franco-allemand, tout comme Chartres ou Freudenstadt. Rastatt est synonyme de procès contre les criminels de guerre.
Parmi les premières rencontres entre jeunes Français et Allemands, on peut citer la Rencontre européenne de la jeunesse de 1951 à la Loreley, à laquelle ont participé 35 000 jeunes de 14 nations. Après tous les malheurs et les horreurs des guerres, certains lieux symbolisent la réconciliation, comme Reims, avec la visite mémorable de la cathédrale par le président Charles de Gaulle et Konrad Adenauer en 1962.
(> Il y a quatre-vingts ans : La victoire sur le nazisme et la capitulation allemande le 8 mai 1945) Ou encore le palais de l’Élysée pour la signature du traité de 1963, qui porte le nom de la résidence officielle du président français. Le > tramway qui relie Strasbourg et Kehl est devenu un symbole tout particulier.
Les auteurs ont particulièrement bien réussi à présenter ici un livre d’histoire franco-allemand qui montre comment la réconciliation a été et continue d’être mise en œuvre de manière très concrète et avec succès dans ces 63 lieux, et ce de manière très différente. Pour tous ces lieux, l’histoire et ses enseignements constituent une obligation de comprendre les relations franco-allemandes comme un processus très vivant qui, loin d’occulter les années douloureuses, préserve une culture du souvenir qui, comme indiqué ci-dessus, fait de la connaissance et du savoir-faire liés à cette réconciliation un bien si précieux que de nombreux pays dans le monde nous envient à juste titre. Le livre a une autre dimension. D’une certaine manière, il explique également quelles obligations incombent aux initiateurs de la > réconciliation franco-allemande, qui a commencé dès 1945, à laquelle Joseph Rovan et Alfred Grosser. Grosser répétait sans cesse : « Expliquer, expliquer, toujours expliquer », faisant référence à la mémoire du passé, mais aussi à la tentative incessante de se mettre à la place de l’autre, une recette toujours importante pour la réussite des relations franco-allemandes, dont le présent ouvrage fournit une clé pour leur compréhension historique.
Gerade ist ein Buch zur deutsch-französischen Erinnerungskultur erschienen: Die Herausgeber Tobias Bütow, Corine Defrance, Ulrich Pfeil und ihre Autorinnen und Autoren stellen > 63 Orte der deutsch-französischen Geschichte von 1870 bis heute vor.
In ihrer Einleitung – die so lesenswert ist, weil darin die Bedeutung der Geschichte für die deutsch-französischen Beziehungen so beeindruckend auf den Punkt gebracht wird – stellen die drei Herausgeber das Konzept ihres Buches vor: „Die deutsch-französische Geschichte ist eine Geschichte der Extreme.“ (S. 9) Mit diesem Satz resümieren sie ganz präzise die so vielfältige deutsch-französische Geschichte, die von drei grausamen Kriegen (und die „Völkerschlacht“ 1813 bei Leipzig, S. 45 ff.) und dann von einer gemeinsamen Freundschaft zum Wohl Europas berichtet. Die Städte, Dörfer und Landschaften in beiden Ländern berichten von dieser so bemerkenswerten Vielfalt. 63 Orte für den 63. Jahrestag des Élysée-Vertrages von 1963 haben die Autoren ausgesucht, um mit ihnen zu zeigen, wie sie unser heutiges Gedächtnis prägen, das mit dem Gedenken an die dort stattgefundenen Ereignisse im Rahmen der Erinnerungskultur in die Zukunft weist und heute als Fundament für Europa gelten darf.
Des tâches pour les élèves :
1. Lisez l’article avec le compte rendu de ce livre 63 lieux de l’histoire franco-allemande de 1870 à nos jours
2. À l’aide de > Cartorik choisissez un lieu qui représente un lieu significatif de l’histoire franco-allemande et présentez-le dans votre classe.
3. Quels lieux en France ou en Allemagen rappelent les événements les plus douleureux ?
4. Quels lieux rappellent le mieux l’oeuvre de la réconcilliation franco-allemande?
PONS hilft Euch:

Das Buch wird durch eine > Cartorik ergänzt, eine digitale Karte zur deutsch-französischen Geschichte, die Deutsch-Französische Jugendwerk geschaffen hat. Mit einem QR-Code, das jeden der 63 Orte begleitet, kann Cartorik leicht aufgeschlagen werden. Bibliographische Angaben begleiten jeden Ort. Die Liste der Autorinnen und Autoren: S. 323-328.
Dem deutsch-französische Krieg von 1870/71 folgte noch eine zusätzliche Demütigung mit der Proklamation des Deutschen Kaiserreiches im Spiegelsaal von Versailles. Die Erinnerung wurde nicht getilgt oder relativiert, als 2003 die Abgeordneten der Nationalversammlung und des Deutschen Bundestages den 40. Geburtstag des Élysée-Vertrages in Versailles begingen. Versailles und Potsdam unterzeichneten 2016 eine Städtepartnerschaft.
Das Know-how, wie man nach drei so leidvollen Kriegen eine Aussöhnung ins Werk setzt, zusammen die Vergangenheit bewältigt und so das Fundament für einen dauerhaften Frieden und eine freundschaftliche Zusammenarbeit setzt, das wird in diesem Buch mit jedem der hier vorgestellten 63 Orten sehr lehrreich beschrieben.
Beinahe jede Ortsbeschreibung wird mit einem einführenden Absatz – wie der „Einstieg“ in eine Geschichtsstunde oft mit Gegenwartsbezug – eingeleitet, dann folgen historische Analysen und Erklärungen und dann immer ein Absatz darüber, was heute aus der Erinnerung an diesen Ort gemacht wurde, oder wie die Erinnerung fortlebt.
Deutsch-französische Geschichte gibt es auch in Togo und Benin: S. 36 ff., wo in Boukumbé an der Grenze zu Togo sich 1906 die Einwohner mit der französischen Flagge behalfen, um die Deutschen davon abzuhalten, eine Straße zu bauen…
Die Vorstellung der 63 Orte liest sich wie ein Reiseführer durch die deutsch-französische Geschichte, die auch ihren Kenner neue Entdeckungen vermittelt. Nicht alle Orte sind allen bekannt. Kaum jemand verbindet den Mont Pèlerin mit den heute 2220 Städtepartnerschaften, die im Juni 1948 mit dem ersten deutsch-französischen Treffen von Bürgermeistern auf dem Mont Pèlerin in der Schweiz begannen: Cottbus und Montreuil schlossen die erste Partnerschaft (S. 236 ff.). Und im Unterricht haben meine Schüler immer wieder gestaunt, wie General de Gaulle sich 1962 an die deutsche Jugend gewandt hat. Seine Rede im Innenhof des Ludwigsburger Schlosses wurde 2012 mit einem Staatsakt gewürdigt. Nach dem Krieg wurde in Ludwigsburg das Deutsch-französische Institut DFI gegründet.
Fleury-Devant-Douaumont wurde im Ersten Weltkrieg vollständig zerstört. Heute ist es ein Erinnerungsort für die deutsch-französische Verständigung. Andere Orte wie Hohenlychen, 100 km nördlich von Berlin, zunächst eine Heilanstalt, wurde er auch von 1931-1932 zum Domizil einer deutsch-französischen Jugendbewegung, dann ein Ort grausamer Verbrechen. Die Ferienschulen fanden ihre Fortsetzung mit den Projekten des DFJW. Zu den Gedenkorten gehört auch das Konzentrationslager Buchenwald bei Weimar (> Nachgefragt: Jean-Noël Jeanneney, L’un de nous d’eux).
In der deutsch-französischen Geschichte ist München mit dem unheilvollen Abkommen 1938, mit dieser Stadt verbunden. Gdansk/Danzig hat alte Erinnerungen an Hoffnungen auf Frankreich. Nach einer leidvollen Geschichte ist es dann doch noch zu einem Symbol der Freiheit geworden. Vichy, Gurs, Schirmeck, Ban Saint-Jean wie auch das Vel d’Hiv stehen für weitere so leidvolle Erinnerungen. Jeder dieser Orte ist mit einer speziellen Form des Gedenkens verknüpft. So hat Georges Brassens auf seine Weise mit seinen Liedern an das Arbeitslager Basdorf, ein Ort im Norden von Berlin, erinnert.
Der Glanz des Hotels Excelsior in Nizza darf heute nicht vergessen lassen, dass es ab 1943 Sitz der Gestapo war und zur Internierungsstelle wurde. Der Vercors zwischen den beiden Departements Isère und Drôme wurde zum Zuflucht- und Widerstandsort der Résistance : > Hommage aux maquisards de la Résistance et de la Libération à Vassieux-en-Vercors. In Oradour-sur Glane hat die SS am 10. Juni 1944 ein grauenvolles Massaker verübt und 450 Frauen und Kinder in der Kirche des Ortes verbrannt: > Staatspräsident Emmanuel Macron et Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier in Oradour-sur-Glane – 10. Juni 2024. Sigmaringen war eine kurze Zeit französische Hauptstadt und ist heute auch ein deutsch-französischer Erinnerungsort, wie auch Chartres oder Freudenstadt. Rastatt steht für die Prozesse gegen Kriegsverbrecher.
Zu den frühen Begegnungen zwischen französischen und deutschen Jugendlichen gehörte auch das Europäische Jugendtreffen 1951 auf der Loreley, an dem 35.000 Jugendliche aus 14 Nationen teilnahmen. Nach all dem Unglück und Schrecken der Kriege stehen besondere Orte für die Versöhnung, wie Reims, mit denkwürdigen Besuch der Kathedrale durch Staatspräsident Charles de Gaulle und Konrad Adenauer 1962. (> Vor achtzig Jahren: Der Sieg über den Nationalsozialismus und die deutsche Kapitulation am 8. Mai 1945) Oder er Élysée-Palast für die Unterzeichnung des Vertrags 1963, der den Namen des Amtssitzes des französischen Staatspräsidenten trägt. Die > Straßenbahn, die Straßburg und Kehl verbindet ist zu einem ganz besonderen Symbol geworden.
Den Autoren ist es besonders gut gelungen, hier ein deutsch-französisches Geschichtsbuch vorzulegen, das zeigt, wie Aussöhnung an diesen 63 Orten in ganz unterschiedlicher Weise ganz praktisch und erfolgreich in die Tat umgesetzt worden ist und wird. Für alle Orte gilt die Geschichte und ihre Lehren als Verpflichtung, die deutsch-französischen Beziehungen als einen sehr lebendigen Prozess zu verstehen, der die leidvollen Jahre keineswegs verdeckt, sondern eine Erinnerungskultur bewahrt, die wie oben angedeutet, das Wissen und Knowhow um diese Aussöhnung zu einem so wertvollen Gut macht, um das uns ganz zu Recht viele Länder in der Welt beneiden. Das Buch hat eine weitere Dimension. In gewisser Weise erklärt es auch, welche Verpflichtungen die Initiatoren der > deutsch-französischen Aussöhnung, die schon 1945 begann, an der Joseph Rovan und Alfred Grosser so maßgeblich beteiligt waren. Grosser wiederholte immer wieder: „Erklären, erklären, immer wieder erklären“ und meinte damit die Erinnerung an die Vergangenheit aber auch unablässig den Versuch, den Standpunkt des Gegenübers einzunehmen, ein immer noch wichtiges Rezept für das Gelingen der deutsch-französischen Beziehungen, zu denen das vorliegende Buch einen Schlüssel zu ihrem historischen Verständnis liefert.
Tobias Bütow, Corine Defrance, Ulrich Pfeil
> 63 Orte der deutsch-französischen Geschichte. Von 1870 bis heute
Freiburg, Basel, Wien: Herder 2026
ISBN 9783451036422
Auf unserem Blog:
> Nicolas Eybalin, Quand les lieux racontent l’Histoire de France – 29. August 2016
Die deutsch-französische Aussöhnung
| Der Brief an alle Schülerinnen und Schüler: Französisch-Leistungs- oder Grundkurs bis zum Abitur |
Die deutsch-französische Aussöhnung, also das Wissen, wie man das macht, besonders zwischen zwei Staaten, die seit 1870 drei blutige Kriege miteinander geführt haben, ist unser wichtigstes Exportgut. In vielen Artikeln auf unserem Blog: Le Centenaire des Erste Weltkrieges (70 Artikel), der ÉLysée-Vertrag oder der Aachener Vertrag gehören alle zur Aussöhnung, zur Erinnerungskultur und zum gemeinsamen Fundament der deutsch-französischen Beziehungen.
Ulrich Pfeil, Professor an der Université de Lorraine in Metz und Nancy, hat in einer Sendung des WDR am 7. Februar 2026 an die deutsch-französische Aussöhnung seit 1945 erinnert:
Ulrich Pfeil: "Versöhnung ist Europas Stärke" https://t.co/tvpYKU1fRz via @wdr
— Frankreich-Blog (@FranceBlogInfo) February 18, 2026
Auf unserem Blog:
> Bibliographie: Erinnerungskultur
> Die Reden von Emmanuel Macron über die Europa
Der Hörtipp unserer Redaktion:
„Under Destruction“: Die Münchner Sicherheitskonferenz vom 13. – 15. Februar 2026: Die Rede von Emmanuel Macron
Le président Emmanuel Macron a souligné vendredi 13 février 2026, lors de son discours à la 62e Conférence de Munich sur la sécurité, que les efforts visant à renforcer la base industrielle et technologique de la défense européenne et à construire le pilier européen de l’OTAN devaient être poursuivis en priorité. Macron a fait suite à son discours au Forum économique mondial de Davos et a souligné la volonté de la France de créer une Europe souveraine et indépendante dans un environnement international en rapide mutation.
Les tâches pour les élèves :
1. Lisez les deux discours du Président de la République et du Chancelier Friedrich Merz.
2. Pour guider votre lecture :
Comparez les discours entre eux: Qu’est-ce qu’ils disent sur l’avenir de l’Europe? … de la défense? … des relations aus Etats-Unis ?
3. Y a-t-il des divergences dans les rapports franco-allemande ?
> Aufgaben auf unserem Blog: Didaktische Hinweise
Elsa Conesa et Claire Gatinois, > A Munich, la France et l’Allemagne exposent deux visions de l’Europe dans un ordre mondial bouleversé, LE MONDE 14 février 2026 :
Elsa Conesa et Claire Gatinois rendent compte de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité à Munich dans un contexte de bouleversement de l’ordre mondial et montrent comment la France et l’Allemagne développent des visions différentes pour l’Europe dans un contexte de changement du rapport de force mondial.
Emmanuel Macron a appelé l’Europe à se montrer plus confiante et à devenir une véritable puissance géopolitique face aux attaques répétées du gouvernement américain sous Donald Trump. Il a plaidé en faveur d’une plus grande autonomie stratégique, de projets de défense européens communs et même d’un emprunt commun pour financer la sécurité.
Sur notre blog : > Les discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe
Le chancelier fédéral Friedrich Merz a souligné dans son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité l’importance du partenariat transatlantique et a mis en garde contre une rupture précipitée avec les États-Unis. S’il s’est également prononcé en faveur d’une Europe plus forte au sein de l’OTAN, il a toutefois réaffirmé son attachement à l’alliance avec les États-Unis. Des tensions existent également entre Paris et Berlin sur les questions d’armement et le financement de projets communs. Malheureusement, il y a des problèmes avec > Future Combat Airsystem FCAS. Voir aussi > système de combat terrestre principal MGCS est également en difficulté. Macron et Merz souhaitent certes discuter de la défense nucléaire, mais Merz a explicitement souligné dans son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité l’ancrage de l’Allemagne dans le partage nucléaire, qui ne doit pas être remis en cause.
Bundesaußenminister Johann Wadephul sagte heute (19.2.2026, n.d.l.r.) gegenüber der AFP und der DPA:
„La France est notre partenaire le plus proche et notre ami le plus important en Europe. Grâce au traité historique de l’Élysée, qui a été renforcé par le traité d’Aix-la-Chapelle, nous avons noué des liens indestructibles d’une intensité et d’une diversité que nous ne partageons avec aucun autre pays au monde. Ensemble, nous sommes également conscients de notre responsabilité envers l’Europe. Il est essentiel pour l’Union européenne que la France et l’Allemagne continuent à se tendre la main, que nous continuions à rechercher des points communs malgré nos divergences de vues et que nous avancions courageusement sur cette base, notamment pour soutenir l’Ukraine et défendre ainsi la liberté de tous. À l’instar du gouvernement fédéral, je considère cela comme l’une de nos missions les plus importantes…“ (traduit par notre rédaction) Bitte weiterlesen.
L’Allemagne de Merz peut-elle se passer de la France ? 19 Janvier 2026
Hélène Kohl discute avec Paul Maurice et Yann Wernert
Ifri – Institut français des relations internationales Jacques Delors Centre
Écouter : https://smartlink.ausha.co/le-podkast/s6-e3-merz-chancelier-sous-pression-partenaire-sans-filtre
Si l’on évalue les deux positions du président français et du chancelier allemand, on pourrait considérer les négociations et les différentes positions comme des bruits de fonctionnement, voire comme > des secousses du moteur franco-allemand. Si l’on considère uniquement les résultats, les positions des deux responsables politiques en Europe (Sur notre blog : > Les discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe) révèlent des convergences clairement identifiables en ce qui concerne le renforcement de l’Europe sur les plans militaire et économique, même si les moyens d’y parvenir, à savoir les euro-obligations, sont évalués différemment.
Dans un long message publié sur Facebook, le sénateur Stéphane Sauterel a résumé les intentions de Macron : > UE : Macron valide un saut fédéral immédiat avec 5 autres pays Nous résumons ici son analyse : le séminaire informel organisé en février 2026 au château d’Alden-Biesen – afin de préparer le sommet européen dans trois semaines – marque un tournant historique pour l’Union européenne et ouvre officiellement la voie à une « Europe à deux vitesses ». Face à la concurrence mondiale et au blocage des processus décisionnels, des pays comme l’Allemagne et la France, sous la houlette de Friedrich Merz et Emmanuel Macron, préconisent une accélération immédiate de l’intégration fédérale. Ils sont soutenus, entre autres, par l’Italie et par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui préconise une coopération renforcée même sans unanimité. Des experts tels que Mario Draghi avertissent que sans une intégration plus profonde, l’Europe prendra du retard sur le plan économique par rapport à la Chine et aux États-Unis. La résistance vient notamment de certains pays du groupe de Visegrád, comme la Hongrie, qui craignent une perte de souveraineté nationale et de leur droit de veto. Au cœur de la réforme se trouve le nouveau format « E6 » avec l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et les Pays-Bas, qui souhaite avancer plus rapidement dans des domaines clés tels que la défense et l’union des marchés des capitaux. Dans l’ensemble, Alden-Biesen signifie la fin effective de l’unanimité en tant que principe directeur et établit l’intégration différenciée comme voie stratégique pour l’UE à partir de 2026.ablit l’intégration différenciée comme voie stratégique pour l’UE à partir de 2026.
| Die Ergebnisse des Treffens auf Schloss Alden Biesen |
Staatspräsident Emmanuel Macron hat am Freitag, den 13. Februar 2026, anlässlich der 62. Münchner Sicherheitskonferenz in seiner Rede betont, dass die Bemühungen zur Stärkung der industriellen und technologischen Basis der europäischen Verteidigung und zum Aufbau der europäischen Säule der NATO ganz vorrangig fortzusetzen seien. Macron knüpfte an seine Rede auf dem Weltwirtschaftsforum in Davos an und unterstrich das Bestreben Frankreichs, ein souveränes und unabhängiges Europa in einem sich rasch wandelnden internationalen Umfeld zu schaffen.
Les tâches pour les élèves :
1. Lisez les deux discours du Président de la République et du Chancelier Friedrich Merz.
2. Pour guider votre lecture :
Comparez les discours entre eux: Qu’est-ce qu’ils disent sur l’avenir de l’Europe? … de la défense? … des relations aus Etats-Unis ?
3. Y a-t-il des divergences dans les rapports franco-allemande ?
> Aufgaben auf unserem Blog: Didaktische Hinweise
Elsa Conesa et Claire Gatinois, > A Munich, la France et l’Allemagne exposent deux visions de l’Europe dans un ordre mondial bouleversé, LE MONDE 14 février 2026:
Elsa Conesa et Claire Gatinois berichten über die 62. Münchner Sicherheitskonferenz in München vor dem Hintergrund eines sich wandelnden Weltordnungsgefüges und zeigen, wie Frankreich und Deutschland unterschiedliche Visionen für ein Europa in einem weltweit sich wandelnden Machtgefüge entwickeln.
Emmanuel Macron forderte Europa auf, selbstbewusster aufzutreten und sich angesichts der wiederholten Angriffe der US-Regierung unter Donald Trump zu einer echten geopolitischen Macht zu entwickeln. Er plädierte für mehr strategische Autonomie, gemeinsame europäische Verteidigungsprojekte und sogar eine gemeinsame Schuldenaufnahme zur Finanzierung der Sicherheit.
Auf unserem Blog: > Les discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe
Bundeskanzler Friedrich Merz betonte in seiner Rede auf der Münchner Sicherheitskonferenz die Bedeutung der transatlantischen Partnerschaft und warnte davor, sich vorschnell von den USA abzuwenden. Zwar sprach auch er sich für ein stärkeres Europa innerhalb der NATO aus, hielt jedoch am Bündnis mit den Vereinigten Staaten fest. Zwischen Paris und Berlin bestehen zudem Spannungen über Rüstungsfragen und die Finanzierung gemeinsamer Projekte. Leider hapert es bei > Future Combat Airsystem FCAS. Auch das > Main Ground Combat System MGCS strauchelt. Zwar wollen Macron und Merz über die nukleare Abwehr sprechen, aber Merz hat in seiner Rede auf der Münchner Sicherheitskonferenz ausdrücklich auf Deutschlands Einbettung in die nukleare Teilhabe hingewiesen, an der nicht gerüttelt werden soll.
Bundesaußenminister Johann Wadephul sagte heute (19.2.2026, d. Red.) gegenüber der AFP und der DPA:
„Frankreich ist unser engster Partner und unser wichtigster Freund in Europa. Dank des historischen Élysée-Vertrags, der durch den Vertrag von Aachen weiter vertieft wurde, haben wir unzerbrechliche Verbindungen von einer Intensität und Vielfalt geknüpft, die wir mit keinem anderen Land der Welt teilen. Gemeinsam sind wir uns auch unserer Verantwortung gegenüber Europa bewusst. Es ist für die Europäische Union entscheidend, dass Frankreich und Deutschland weiterhin zueinander aufgreifen, dass wir trotz unserer manchmal unterschiedlichen Standpunkte weiterhin nach Gemeinsamkeiten suchen und auf dieser Grundlage mutig voranschreiten, insbesondere um die Ukraine zu unterstützen und so die Freiheit von uns allen zu verteidigen. Wie die Bundesregierung betrachte ich dies als eine unserer größten Missionen…. Bitte weiterlesen.
L’Allemagne de Merz peut-elle se passer de la France ? 19 Janvier 2026
Hélène Kohl discute avec Paul Maurice et Yann Wernert
Ifri – Institut français des relations internationales Jacques Delors Centre
Écouter : https://smartlink.ausha.co/le-podkast/s6-e3-merz-chancelier-sous-pression-partenaire-sans-filtre
Bewertet man die beiden Positionen des französischen Staatspräsidenten und des deutschen Bundeskanzlers so könnte man die Verhandlungen und die verschiedenen Positionen als Betriebsgeräusche denn als > Ruckeln des deutsch-französischen Motors verstehen. Betrachtet man nur die Ergebnisse, die Positionen der beiden Politik in Europa (Sur notre blog : > Les discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe) so ergeben sich doch klar erkennbare Übereinstimmungen hinsichtlich der Stärkung Europas in militärischer und wirtschaftlicher Hinsicht – wenn auch der Weg dahin, Stichwort: Eurobons, unterschiedlich beurteilt wird.
In einem langen Post auf Facebook hat Senator Stéphane Sauterel die Absichten Macrons auf den Punkt gebracht: > UE : Macron valide un saut fédéral immédiat avec 5 autres pays Wir fassen seine Analyse hier zusammen: Das informelle Seminar im Februar 2026 auf Schloss Alden-Biesen – um den EU-Gipfel in drei Wochen vorzubereiten – markiert einen historischen Wendepunkt für die Europäische Union und öffnet offiziell die Tür zu einer „Europa der zwei Geschwindigkeiten“. Angesichts globaler Konkurrenz und blockierter Entscheidungsprozesse befürworten Länder wie Deutschland und Frankreich unter Führung von Friedrich Merz und Emmanuel Macron einen sofortigen föderalen Integrationsschub. Unterstützt werden sie unter anderem von Italien sowie von EU-Kommissionspräsidentin Ursula von der Leyen, die verstärkte Kooperationen auch ohne Einstimmigkeit befürwortet. Experten wie Mario Draghi warnen, dass Europa ohne tiefere Integration wirtschaftlich gegenüber China und den USA ins Hintertreffen gerät. Widerstand kommt insbesondere von Teilen der Visegrád-Staaten wie Ungarn, die einen Verlust nationaler Souveränität und ihres Vetorechts befürchten. Im Zentrum der Reform steht das neue „E6“-Format mit Deutschland, Frankreich, Italien, Spanien, Polen und den Niederlanden, das in Kernbereichen wie Verteidigung und Kapitalmarktunion schneller vorangehen will. Insgesamt bedeutet Alden-Biesen das faktische Ende der Einstimmigkeit als Leitprinzip und etabliert die differenzierte Integration als strategischen Weg für die EU ab 2026.
Dazu:
Anreas Stamm, > „Wir wollen diese EU schneller und besser machen“ – ZDF-heute
> Europa marschiert mit zwei Geschwindigkeiten – Stuttgarter Zeitung, 11. 2. 2026
> Ursula Von der Leyen plaide pour une Europe à deux vitesses avant le sommet européen de jeudi – EuroNews, 9.2.2026






