Nachgefragt: Serge Bouchardon, La valeur heuristique de la littérature numérique

27. März 2014 von H. Wittmann

Récemment, les Éditions Hermann ont publié l’ouvrage de Serge Bouchardon, > La valeur heuristique de la littérature numérique, dont on peut lire un > compte-rendu.

Le France-Blog était invité à l’Université de Technologie de Compiègne, vendredi dernier, et nous y avons rencontré Serge Bouchardon et il a répondu à nos questions. Serge Bouchardon est passé par Hypokhâgne-khâgne au lycée Louis-le-Grand à Paris, il est Agrégé de Lettres Modernes, il est titulaire d’un DEA Sciences de l’Homme et Technologie et d’une Thèse de Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication (2005). En 2012 il a reçu l’Habilitation à Diriger des Recherches en Sciences de l’Information et de la Communication (2012)

> Serge Bouchardon, Maître de Conférences (Habilité à Diriger des Recherches) en sciences de l’information et de la communication à > l’Université de Technologie de Compiègne.

Les domaines de recherche de Serge Bouchardon: écriture numérique (interactive, multimédia, collaborative), récit interactif, création numérique, littérature numérique.

Il est Directeur adjoint du laboratoire > COSTECH (Connaissance, Organisation et Systèmes TECHniques), Responsable du groupe > EPIN (Etude des Pratiques Interactives du Numérique), Responsable du projet PRECIP

> Digital literature and the three levels of the Digital *.pdf

Monsieur, récemment, vous avez publié aux Éditions Hermann l’ouvrage La valeur heuristique de la littérature numérique, dont j’ai écrit un compte-rendu sous le titre > La littérature numérique est beaucoup plus qu’un e-book. Je suis bien conscient que votre titre est plus précis, il contient beaucoup plus, or, je voudrais d’abord vous demander de résumer brièvement pourquoi la littérature numérique est bien supérieur au simple e-book ?

Le titre de votre ouvrage me plaît beaucoup, il rend bien l’approche, le contenu et les résultats de votre ouvrage. Mais comment la littérature numérique peut-elle avoir une valeur heuristique ?

À partir de quand un produit numérique devient littérature ?

J’ai écrit : vous développez une vraie phénoménologie de la littérature numérique qui se sert de toutes les astuces offertes par l’ordinateur pour créer de nouvelles formes d’expressions, pourriez-vous en citer un exemple ?

> Loss of Grasp / >Déprise

Y a-t-il des critères de définition pour la littérature numérique ?

La littérature numérique est-elle supérieure à l’écriture traditionnelle ? Ou un complément intéressant ?

Vous dites heuristique, la littérature numérique ouvre-t-elle de nouvelles approches de compréhension ? J’ai écrit : « Réunissant tous les enjeux littéraires, la littérature en ligne permet de nouvelles approches d’analyses qui révèlent comment la littérature numérique produit un sens. »

La littérature numérique génère de nouvelles formes, même de nouveaux genres, vous écrivez : « écriture combinatoire et écriture à contraintes, écriture fragmentaire, écriture sonore et visuelle… fictions hypertextuelles, de poèmes animés, d’œuvres faisant appel à la génération automatique de textes ou encore d’œuvres collaboratives »“.

Votre approche demande une participation active du lecteur, cela me plaît beaucoup : Vous écrivez « L’intérêt des objets numériques notamment consiste à ne pas seulement observer, analyser et critiquer, mais également concevoir, » (p. 30). J’ai noté : « Cette approche réunit recherche et création. La forme numérique demande à être pratiquée, on dirait que le chercheur doit se sensibiliser pour mieux évaluer les ressorts du numérique: » et je vous cite « Le geste de création permet en effet de créer les conditions d’observabilité de la manifestation d’un phénomène. » (p. 30)

Si l’on analyse la littérature numérique, on gagne tôt ou tard le virus de la création ?

Comment voyez-vous les chances d’une commercialisation de la littérature numérique ?

Vos réflexions autour d’une comparaison des e-critures et des Ecrits…vains révèlent les rapports multiples entre la littérature traditionnelle et la création en ligne qui s’ouvre même à des réseaux sociaux et aux contenus dynamiques. Les rapports multiples… qui influence qui ? Il y des échanges qu’on peut observer ?
La valeur heuristique de la LN réside dans le fait que celle-ci nous incite non seulement à réélaborer des notions, mais à étendre le champ des disciplines et théories existantes (comme la narratologie). » (p. 208, v. p. 207-211.)

L’écriture numérique devient de plus en plus esthétique, si elle réussit de dépasser les frontières techniques, tout en en profitant… Y a-t-il une esthétique de la littérature numérique ? Vous écrivez : « Les œuvres de la LN semblent reposer, peut-être davantage encore que beaucoup d’œuvres imprimées, sur la matérialité du support. » (p. 185, voir p. 193 ss.)

Vous évoquez souvent les relations auteur-lecteurs. Cette relation se trouve modifiée par la littérature numérique ?

Vous mettez la relation auteur/lecteur (p. 239) en valeur. Celle-ci gagne une dimension spécifique avec les modalités de l’hypertexte, des renvois et la « mise en scène de l’interactivité » laissant le livre imprimé loin derrière soi. L’hypertexte qui fait aussi l’objet de vos cours actuellement, c’est plus que de simples renvois des associations qu’on veut partager ?

Monsieur, je voudrais, si vous permettez, vous poser encore quelques question sur vos cours :
> Ecriture interactive et multimédia ****
> Responsable du mineur Technologies Culturelles Numériques (17 unités d’enseignement) de l’UTC

Vous résumez un de vos cours avec ces mots :« L’imprécision de la définition de l’interactivité provoque un flottement qui parfois même dissout le concept. L’objectif de la séance est de proposer une définition restrictive de l’interactivité en tenant fermement le lien entre interactivité et programme informatique. »

Comment définissez-vous l’interactivité qui fait partie de la littérature numérique ?

Vous commencez la description d’une autre séance de vote cours avec le récit :
« Le récit semble avant tout caractérisé par la permanence. En tant que type d’organisation – et donc de cohésion – des énoncés, il paraît avoir toujours survécu aux révolutions culturelles et technologiques. Il a su s’adapter à tous les supports : l’oral, le texte imprimé, le cinéma, la télévision… » En quoi le genre du récit se modifie par le numérique ? Ou c’est le numérique qui s’adapte ?

La question-clé : Comment réconcilier narrativité et interactivité ? Qui mène le jeu ? L’auteur ou le lecteur ? On peut définir récit littéraire interactif ?
Il y a aussi « Les récits « cinétiques » ou « en mouvement », dans lesquels le texte est affiché dynamiquement et qui exploitent conjointement dimension temporelle et dimension multimédia. » Il y des exemples que vous pouvez citer ?

Les tablettes, les liseuses et tous ces supports nouveaux, remplaceront-ils un jour le livre imprimé ?

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