Das Gespräch mit Nicolas Sarkozy in LE MONDE:
Ist die Euro-Krise bald überwältigt?

Nach dem letzten EU-Gipfel ist Staatspräsident Nicolas Sarkozy von LE Monde (13 décembre) interviewt worden: > M. Sarkozy : „Le sommet de Bruxelles crée les conditions de la sortie de crise“

Le Président de la République au journal Le Monde sur l’accord de Bruxelles : “ il y a désormais clairement deux Europe“
Der Text des Interviews auf der > Website der Französischen Botschaft in Berlin

> Auszüge auf Deutsch – Übersetzung der Französischen Botschaft in Berlin

Es lohnt sich, dieses lange Interview ganz genau zu lesen, da steht auch einiges zwischen den Zeilen, manches ist außerordentlich betont, manches möchte der Präsident nicht so stark hervorheben. Der Blogbeitrag darf hier nicht zu lang werden, also gucken wir uns hier nur einige Passagen an, was aber niemanden davon abhalten sollte, das Gespräch in seiner ganzen Länge zu lesen. Wie gesagt, die Versuchung ist groß, jeden einzelnen Absatz zu kommentieren.

Am 9 Dezember haben sich die 17 Staaten der Euro-Zone auf den Entwurf eines Vertrages geeinigt, mit dem nationale Schuldenbremsen vereinbart werden. England macht nicht mit. Premierminister Cameron, meint er oder England, könnten sich nur das Beste und Schönste aus der EU herauspicken…, ob das auf die Dauer gutgeht?

Noch am 8. Dezember habe Sarkozy von einer bevorstehenden Explosion in Europa gesprochen, ist das Risiko jetzt im Griff, fragten ihn die Journalisten: Erik Izraelewicz, Patrick Jarreau et Arnaud Leparmentier:

Sarkozy: „J’aimerais pouvoir dire qu’il est totalement écarté. Je m’en garderai pourtant,“ anwortet er und wiederholt, es handle sich um eine Vertrauenskrise, die den Fortbestand der EU gefährden könne: „La crise de confiance et de crédibilité de l’euro faisait donc peser un risque sur la pérennité de l’Union européenne.“ Bei der Einführung des Euro habe man so einiges vergessen: „La vérité est qu’il nous a fallu réparer en pleine crise les insuffisances de l’euro au moment de sa création. […] certains pays ont été accueillis au sein de la zone alors qu’ils n’y étaient pas préparés. Cela a eu pour conséquence de fragiliser tout le système, comme une pilule empoisonnée, en raison de l’interdépendance des réseaux bancaires et financiers.“

Unter der Überschrift „La gouvernance économqiue“ wollen dann die Journalisten wissen: „L’accord de Bruxelles répond-il à ces éléments de la crise ?“ Sarkozy sagt nicht ja, aber er erklärt: „Il y répond d’abord par la création d’une authentique gouvernance économique. Si les économies de la zone ne convergent pas, elles ne peuvent pas conserver durablement la même monnaie. Le fait que la responsabilité de la gouvernance revienne désormais aux chefs d’Etat et de gouvernement marque un progrès démocratique incontestable par rapport à la situation précédente, où tout s’organisait autour de la Banque centrale européenne [BCE], de la Commission et du pacte de stabilité.“
Die Frage, ob es jetzt eine Übergabe von Souveränitätsrechten gibt, verneint Sarkozy: „Non, car on ne déléguera pas à d’autres notre souveraineté économique. Il s’agira d’un exercice partagé de la souveraineté par des gouvernements démocratiquement élus. On conforte sa souveraineté et son indépendance en l’exerçant avec ses amis, ses alliés, ses partenaires.“ Das ist doch Gegenteil von dem , was man meint, es sei vereinbart worden? „J’ajoute,“ so der Präsident „que pas un seul domaine nouveau de compétences ne sera transféré à une quelconque autorité supranationale.“

Außerdem wurde der Mécanisme européen de solidarité [MES] vereinbart, der Mitgliedsländern helfen soll, die auf dem Kapitalmarkt nicht die Mittel finde, um ihre Schulden zu finanzieren. In diesem Zusammenhang wird die Europäische Zentralbank ihren Zinssatz um 1 % senken. Die Haushaltsdisziplin ist die die dritte Säule. Sanktionen kommen künftig automatisch.

Der Vertrag soll im März fertig sein, so der Präsident. Dann fügt er hinzu: „Il faut bien voir que c’est une autre Europe qui est en train de naître : celle de la zone euro, où les maîtres mots seront la convergence des économies, des règles budgétaires, de la fiscalité.“

Und die Journalisten möchten wissen, was der Präsident denen sagen wird, die ihm vorwerfen, er sei Angela Merkel zu sehr gefolgt? Sollen die doch eine Alternative zur deutsch-französischen Achse vorschlagen, entgegnet der Präsident und fügt hinzu, französische Wünsche seien erfüllt worden: „C’est vrai que le sommet de Bruxelles est le fruit d’un compromis franco-allemand et, depuis le début de cette crise, nous avons fait mouvement l’un vers l’autre. Qui aurait pensé, il y a deux ans, que nos partenaires se rallieraient à l’idée d’un gouvernement économique, organisé autour des chefs d’Etat et de gouvernement ? Qu’ils souscriraient à la création d’un fonds monétaire européen, incarné par le MES ? Autant d’idées françaises !. Und er lobt den Pragmatismus und die Intelligenz der Kanzlerin.

England ist beim Euro nicht dabei. War aber in Libyen mit dabei, so der Präsident. Und was das deutsche Modell betrifft, so gibt Sarkozy zu, in den vier Jahren im Elyséepalast sich verändert zu haben: „Entre la France et l’Allemagne, il y a d’abord l’histoire. Soixante-dix ans d’affrontements suivis par soixante-dix ans de paix. Quel doit être le prochain cycle? Nous n’avons pas le droit de diverger avec l’Allemagne, car la divergence conduit à l’affrontement. Nous devons donc nous comprendre et rechercher des compromis permanents.“ Aber Sarkozy weiß auch, dass die Franzosen in dreißig Jahren so zahlreich wie die Deutschen sein werden. (Es wird Zeit, dass wir das Potential von Kindern hier in Deutschland wiederentdecken und die Gesellschaft kinderfreundlicher machen, vielleicht kann man von Frankreich etwas lernen?) Frankreich hat noch einen Trumpf, so der Präsident, nämlich billigere Energie wegen der > Atomenergie. Er und die Bundeskanzlerin hätten alles versucht, um England zu überzeugen: „Mais il y a désormais clairement deux Europe. L’une qui veut davantage de solidarité entre ses membres, et de régulation. L’autre qui s’attache à la seule logique du marché unique.“

Und was ist mit der Türkei? möchten die Journalisten wissen.: „Vous savez, mes réserves,“ antwortet der Präsident, „qui n’ont pas changé. Si, dans la crise que nous connaissons, nous avions levé ces réserves, je ne crois pas que cela aurait facilité la tâche de l’Europe. L’Union européenne, c’est d’abord pour le continent européen. A ma connaissance, nos amis turcs, grande puissance, grande nation, sont essentiellement en Asie mineure.“ Und er fügt hinzu:“Nous venons d’accueillir la Croatie. L’ouverture à la Serbie est une perspective. Réunissons d’abord la famille européenne avant de poser des questions extra-européennes. Je souhaite que nous ayons les meilleurs rapports avec la Turquie, cela va de soi. Dans mon esprit, elle a un grand rôle à jouer dans le monde, un rôle de trait d’union entre l’Orient et l’Occident. A-t-elle intérêt à quitter ce rôle de pont entre les deux rives pour en rejoindre une ? Je pense que ce serait un affaiblissement.“

Und zu den Beziehungen der Franzosen zu Europa sagt er das Folgende: „Les Français associent l’euro à leurs difficultés, mais en même temps, ils comprennent les risques qu’il y aurait à en sortir et à s’isoler. Je rends hommage à leur lucidité. Les Français ne contestent pas l’Europe, mais la façon dont sont conduites certaines politiques européennes.“

Pressekonferenz von Nicolas Sarkozy in Brüssel am 9. Dezember 2011:

Die gemeinsame Pressekonferenz von Angela Merkel und Nicolas Sarkozy:

Nicolas Sarkozy: La France et l’Allemagne

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Eurobonds. Oui ou non ?

Rien est encore décidé. Le sauvetage de l’Euro continue à être un sujet n des relations franco-allemandes : „Assortis de nouvelles conditions, les eurobonds pourraient convaincre l’Allemagne,“ Le Monde, 22. November 2011, unter dieser Überschrift vermutet Audrey Fournier, dass Deutschland demnächst vielleicht doch den bisher so strikt abgelehnten Eurobonds zustimmen wird: „Pour l’Allemagne, c’est toujours non, mais les mentalités sont en train d’évoluer. Alors qu’une nouvelle proposition sur des eurobonds, titres de dette garantis en commun par les membres de la zone euro, est en cours d’élaboration au sein de la Commission européenne, Berlin persiste dans son refus de toute extension du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) au-delà du simple maintien des prix.“

La France et la crise: Faire des économies… ne suffit pas.
Le franco-allemand doit faire en bond en avant.

Wenn ich an meine Steuererklärung denke… und in Frankreich gibt es laut diesem hier zitierten Artikel in der WELT „504 Steuerbefreiungen und -nachlässe“. 20 Milliarden EUROS werden so dem Staatssäckel in Frankreich entzogen. Steuerschlupflöcher schließen und gleichzeitig die Wahl 2012 gewinnen wollen? Nicolas Sarkozy ist in einer schwierigen Lage. Aber er ist nicht allein. Kein Staat der EU kann heute wirtschaftliche Probleme noch alleine in den Griff kriegen.

Rappel: ParisBerlin: Esquisse d’une cartographie du franco-allemand ***

> Frankreichs Krise ist tiefer als der Börsen-Tumult – DIE WELT – 12.8.2011

> Crise : les Français font plus confiance à Merkel qu’à Sarkozy – LE MONDE – 11.8.2011

> Coup de frein sur la croissance – LE MONDE, 12.8.2011

> Nicolas Sarkozy confronté à l’impatience des marchés – LE MONDE, 11.8.2011

Es ist nicht einfach, die Gründe für die Finanzkrise in Europa mit wenigen Beiträgen hier angemessen zu analysieren. Aber bei einer heftigen Diskussion mit einem Kollegen habe ich gestern entdeckt, dass man unbedingt die Vorteile des Euros gegenüber der Perspektive des EURO verbunden mit einer Rückkehr zu schwankenden Wechselkursen verteidigen muss. Gleichzeitig, wird nächste Woche wieder einmal klar werden, wie bedeutsam die Interpretation der Ergebnisse des Treffens zwischen Merkel und Sarkozy sein wird. Dann kann man die Beiträge in den französischen und die deutschen Medien miteinander vergleichen. – Meine Schüler würden einige der in diesen Blogbeiträgen genannten Artikel lesen. Und von Zeit zu Zeit am Anfang einer Doppel-Stunde 5-10 in Kurzform ein Thema aus den Nachrichten referieren. Oder schriftlich für zusammenfassen. Oui, diese Themen sind nicht einfach, aber mit ein bisschen Neugier kann man verstehen, wieso deren Lösungsperspektiven nicht nur wirtschaftlicher sodern so sehr politischer Natur sind. Und wieso die deutsch-französische Kooperation auf diesem Gebiet so wichtig ist. Dabei fällt mir wieder einer der letzten Beiträge auf diesem Blog ein: > Devenez des acteurs du dialogue franco-allemand avec l’Office franco-allemand pour la jeunesse.

Mit dem EURO haben wir eine gemeinsame Währung eingeführt, bevor eine Finanzunion beschlossen wurde. Man hat gerade soviel Gemeinsamkeiten in Form von Kompromissen beschlossen, dass der EURO möglich wurde, aber man ist vor Souvernänitätsübertragungen zurückgezuckt. Jetzt muss dringendst repariert werden. Nochmal: Le couple franco-allemand doit se mettre au travail. So wie damals Valéry Giscard d’Estaing und Helmut Schmidt, die Währungsschlange mit festen Wechselkursen erfunden haben, so muss heute ein neuer europäischer Mechanismus für die Garantie der Geldmenge gefunden werden.

Mit der Videokamera beim Saarländischen Rundfunk
Nachgefragt: Hans-Günther Brüske antwortet auf Fragen zu den deutsch-französischen Beziehungen

Mit einer innnovativen deutsch-französischen Reportagereise > Paris-Berlin – Kerstin et Baptiste auf Sommertour will der Saarländische Rundfunk in diesem Sommer zusammen mit anderen ARD-Landesrundfunkanstalten und Radio France die Bedeutung der deutsch-französischen Beziehung im vereinten Europa Revue passieren lassen.

Kerstin Gallmeyer (Saarländischer Rundfunk) und Baptiste Schweitzer (Radio France) haben eine gemeinsame Reportagereise durch Deutschland und Frankreich unternommen, an vielen Orten mit mit vie­len Menschen gespro­chen. Sie versucht herauszufinden, was Deutsche und Franzosen der­zeit am meis­ten bewegt, was sie zusammnführt und was sie aus jeweils aus ganz anderen Blickwinkeln betrachten.

Das Ergebnis ist ein eine Co-Produktion von Radio France (RF), Westdeutschem Rundfunk (WDR), Südwestrundfunk (SWR) Deutschlandradio/Deutschlandfunk und dem Saarländischen Rundfunk (SR), der als federführender Sender die Organisation und Realisierung des Projekts übernommen hat. Es ist das erste Mal, dass eine solche Programmaktion verschiedene ARD-Landesrundfunkanstalten und Radio France zustande kommt. Der Programmdirektor des Saarländischen Rundfunks Hans-Günther Brüske hat sich bei den Partner Partnern für ihre Bereitschaft, ein solches Projekt zu unterstützen, bedankt.

Am vergangengen Donnerstag hat Hans-Günther Brüske, der auch der stellvertretende Intendant des Saarländischen Rundfunks uns zu einem Gespräch über diese Sendung Paris-Berlin und über die deutsch-französischen Beziehungen eingeladen: Nachgefragt.

1. Sendetermin:

Die Serie der entstandenen Hörfunkbeiträge wird ab > Montag, 1. August,9 h 05, SR2 in Deutschland und bereits seit vergangener Woche in Frankreich ausgestrahlt.

> Radiorecorder nicht vergessen!

Zu der Sendung gibt es einen Blog: > PARIS-BERLIN – Kerstin et Baptiste auf Sommertour: Eine deutsch-französische Radio-Reportagereise

> Erstes trimediales Projekt deutscher und französischer Medien:
„Paris-Berlin – Kerstin et Baptiste auf Sommertour“

Haben Sarkozy und Merkel den Euro gerettet?

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Sarkozy et Merkel : Sauver l’euro. Maintenant.

Schuldenschnitt, neue Kredite. Überall liest man andere Ratschläge, und die Bundeskanzlerin Angela Merkel dämpft die Erwartungen an den morgigen Gipfel, vielleicht um sich hinterher um so mehr über einen Erfolg freuen zu können? Ihren Erfolg? Unseren Erfolg? Einen Erfolg Frankreichs und Deutschlands? Kaum ein Zeitungsartikel kann noch die Dinge so auf den Punkt bringen, dass man die ganze Tragweite des Geschehens erfasst.

Nach wie vor bietet Le MONDE in dieser Krise mit die beste Berichterstattung. Systematisch und ausgewogen mit dem Verweis auf die früheren Artikel, die zum Verständnis der Griechenland-Krise notwendig sind: > Crise grecque : ce qui oppose Sarkozy et Merkel . Europa hat sich vielleicht zu schnell in eine Finanzsystem begeben, ohne dafür wirklich die Strukturen zu haben, oder man hat auf die gemeinsamen Vereinbarungen zu lasch geachtet. Man hat Schuldenobergrenzen vereinbart, die von Mitgliedsländern ignoriert wurden. Aus guten Gründen sahen die Verträge ein gegenseitiges Helfen zunächst und eigentlich auch jetzt nicht voraus. Und trotzdem werden Kredite in Milliardenhöhe gewährt. Kredite wozu? Um die Schulden zu mindern? Oder um ein Investitionsprogramm anzustoßen? Kommen die Kredite zu spät? zu halbherzig.?

Erik Izraelewicz signe un éditorial > „La chancelière et le président face à l’Histoire“ (LE MONDE, 20 juillet 2011) qui me paraît être très pertinent : „Et l’intérêt général, pour tout le monde, c’est de sauver l’euro, ce qui passe sans doute par de nouveaux transferts de souveraineté. L’euro n’est pas seulement la monnaie de 350 millions d’Européens. C’est désormais un bien commun, l’une des grandes devises du monde. Certains, en Allemagne, peuvent croire qu’ils pourraient s’en passer. C’est faux. La mondialisation n’est pas uniformisation, mais régionalisation : le monde de demain sera fait de grands blocs – monétaires, notamment – qui parleront d’égal à égal. L’Allemagne aurait tort de croire qu’elle serait plus forte sans l’Europe

Es ist die unbedingte Einigkeit, die jetzt zu demonstrieren ist. Gefolgt von Taten und nicht von den üblichen Versprechungen. künftig mehr gemeinsam machen zu wollen oder sich noch mehr austauschen zu wollen. Einmal mehr lohnt es sich, > deutsche und französische Zeitungen und Medien durchzusehen, und deren Standpunkte mit den offiziellen deutsch-französischen Beziehungen zu vergleichen. Sammelt man die Beurteilungen, zählt man die Perspektiven auf und betrachtet man die Lösungsvorschläge, kann man schon den Eindruck gewinnen, dass allein schon auf dem Gebiet der Euro-Politik eine deutsch-französische Einigkeit auch schon ein paar Milliarden wert ist. Deutschland profitiert vom Euro, allein schon weil Schwankungen und Unsicherheiten der Wechselkurse in Europa weggefallen sind. Auch in einem Staatshaushalt wird es kein Regierungschef nie dulden, dass ein Ressort ungehemmt Geld ausgibt. Eine grundlegende Reform der Finanzpolitik steht in Europa auf der Tagesordnung. Eine ständige Reparatur nur in Sichtweite reicht nicht. Der Beginn einer echten gemeinsamen Finanzpolitik wirkt wahrscheinlich so wie ein weiteres Rettungspaket. Nur länger.

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