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Azouz Begag, Un mouton dans la baignoire

Un mouton dans la baignoireOn avait déjà vu « des chevaux vomir devant la pharmacie » comme on dit en allemand, mais ce que l’auteur nous révèle sur les coulisses de la politique française, vues par le grand bout de la lorgnette dépasse l’entendement. On savait déjà que la politique était un « panier de crabes », un « nid de guêpes », mais le « Mouton dans la baignoire » nous révèle un monde encore bien pire, ou de jeunes loups n’hésitent pas à affûter leurs crocs et leurs griffes pour nuire à leur prochain. Dans le monde du travail, on appelle cela du « harcèlement psychologique ».

Nul n’ignore qu’un tel harcèlement n’est pas sans laisser des séquelles physiques. Outre les cheveux « plus sel que poivre », et « la pierre qui lui noue l’estomac », l’auteur évoque une nausée profonde qui l’a accompagnée tout au long des ces deux années passées au Ministère de l’Egalité des chances. Seul point optimiste évoqué dans ce journal, la politique de l’égalité des chances et de l’intégration sur le plan franco-allemand, avec en point d’orgue le conseil des ministres franco-allemand. (Cf. L’article paru à ce sujet dans Trait d’union Nr. 2/2006)

Jamais on aurait pu imaginer autant d’intrigues et de coups bas au sein d’un gouvernement. Le monde qui est dépeint dans ce journal de bord qui va de l’entrée d’Azouz Begag dans le gouvernement Villepin à sa démission en avril 2007, est plus qu’une classe de maternelle. C’est une bergerie remplie de loups. L’une des rares brebis en faisant partie (Azouz Begag) fut traitée en « brebis galeuse » du début à la fin. L’image allemande du « mouton noir » dans la bergerie gouvernementale conviendrait d’ailleurs d’avantage.

Dans «ostracisme» il y a « racisme ». Or, c’est justement de cela dont il s’agit. Comme le chante Azouz Begag lui-même, « A quoi ça sert de ramer quand y’a nulle part où aller ? ».

De tout l’ouvrage on retiendra que deux lueurs d’espoir : la bonne entente et le travail de fond réalisé avec sa collègue allemande Maria Böhmer et la création de la HALD (Haute autorité de lutte contre la discrimination). En fait, un résultat à mes yeux merveilleux compte tenu de l’absence totale de budget et des coups bas assénés par les propres « amis » de l’ex-ministre qui malgré tout a gardé son sourire et son charme qui en font un homme de qualité.

Azouz Begag. Un mouton dans la baignoire (Fayard 2007)

> Des mots pour l’Idir. Une chanson d’Azouz Begag.

Pour qui votait-on? – Azouz Begag dans la mêlée politique

Dans le climat survolté de la campagne actuelle marquée par la démission d’Azouz Begag les tirades haineuses des uns, les promesses mielleuses des autres, tout porte à croire que la France ne sait pas ce qu’elle veut. Du social? De la sécurité? De la France plurielle? De la France nombriliste?

http://www.france-blog.info/wp-content/uploads/2007/05/begag-floret.thumbnail.jpgPermettez-moi de vous avouer que dans ce contexte, il est difficile de se déterminer et de savoir qui parle „vrai“. Une chose est sûre, la démission d’Azouz Begag est un acte de vérité! Connaissant bien Azouz Begag pour avoir sillonné l’Allemagne pendant des années avec lui, je m’étais toujours demandé ce qu’il était allé chercher dans le guêpier de la politique. Sans doute par idéalisme et je le comprends, l’idéalisme est une denrée rare en France, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

La France qui se prévaut dans le monde entier de détenir le monopole des „idéaux républicains“ vit sur des préjugés qui ne sont malheureusement plus tellement visibles. C’est un peu comme l’Allemagne qui inventa les „Kindergarten“ et qui en manque cruellement.

Force est de constater que la France manque cruellement d’idéalisme. Comme le chantait Guy Béart, „ideaux“ se décline aujourd’hui sur le mode „idéologique“ ou pire encore, sur le mode „libéral“. Mais, tout le monde se prétend libéral, aujourd’hui. Pourtant, dans la pratique, ce ne sont que combinaisons mercantiles, que tractations de bas étage, chacun ne cherchant qu’à se mettre en valeur personnellement. Même Azouz Begag est maintenant courtisé par d’autres partis politiques. Or, le mot „courtisé“ évoque en moi, Louis XIV, la cour, Versailles, les „petits princes“. Tout cela n’a rien à voir avec une „République“. Pas étonnant d’ailleurs qu’il fut si souvent question d’invoquer une „sixième République“ lors de la campagne électorale. Peut-être qu’inconsciemment certains sentent bien que la machine est cassée. Mais pourquoi une sixième République?
Afin d’établir une nouvelle cour? Un nouvel ordre? Ah, non! Merci! Cela suffit! Changeons plutôt les mentalités!

Gardons notre „cinquième“ et relisons Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Hugo, Zola, Sartre, mais aussi … Begag. Réapprenons l’idéalisme, la tolérance et la confiance! Chassons de nos mémoires la haine, le racisme, l’égoisme. Peu importe le parti!
Sachons écouter celui ou celle qui parle „vrai“ dans la vie de tous les jours! Cela fera plus avancer les choses qu’une élection présidentielle!

Photo: Azouz Begag et Gilles Floret, (c) Klett

Apprenons un nouveau mot: la présidentialisation

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