Le Colloque annuel du Groupe d’études sartriennes GES se tiendra à la Sorbonne (Université de Paris I) les 24 et 25 juin 2016, en l’amphithéâtre Milne Edwards.
Au programme varié de cette année : nouvelles lectures de L’être et le néant, le rapport de Sartre à Simone Weil et à d’autres figures intellectuelles féminines, l’analyse de deux autoportraits sartriens contemporains (Contat & Debray), la postérité québécoise de L’idiot de la famille, retours sur la Critique de la Raison dialectique et d’autres choses encore.
Am 28. 4. 2016 war Dany Laferrière de l’Académie française im Stuttgarter Literaturhaus zu Gast. Nach der Lesung hatte www.france-blog.info eine Gelegenheit nachzufragen:
„Ankündigungstext des Literaturhauses in Stuttgart:“ 2014 wurde das erste von Beate Thill ins Deutsche übertragene Werk von Dany Laferrière Das Rätsel der Rückkehr sogleich mit dem Internationalen Literaturpreis des Hauses der Kulturen der Welt Berlin ausgezeichnet. Das Tagebuch eines Schriftstellers im Pyjama nun ist der Roman der Lektüren, ein Buch für jeden, der gerne liest, oder vielleicht auch selbst schreiben möchte – kleine Erzählungen, von Freud und Leid des Schreibens.
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… Dany Laferrière, geboren 1953 in Port-au-Prince, Haiti, arbeitete zunächst als Journalist bis er sich unter dem Druck des politisch repressiven Klimas 1976 gezwungen sah, nach Montréal auszuwandern. Für seinen Roman L’Énigme du retour, dt. Das Rätsel der Rückkehr, erhielt er 2009 den Prix Médicis. Der Autor lebt in Montréal und Miami und ist seit 2014 Mitglied der Académie française.
Das Autorengespräch führt Ina Hartwig, Literaturkritikerin und ehemalige Literaturchefin der Frankfurter Rundschau, in Anwesenheit der Übersetzerin Beate Thill.“
Veranstalter: Institut français Stuttgart & Literaturhaus Stuttgart. Mit freundlicher Unterstützung der Vertretung der Regierung von Québec und des Institut français.
Wir haben Dany Laferrière nach seinem Buch L’Art perdu de ne rien faire (Montréal: Boréal) 2011, Paris: Grasset 2014 und Journal d’un écrivian en pyjama, Montreal: Mémoire d’encrer 2013) befragt: Comment un élève, peut-il, aujourd’hui se faire attraper par le virus de la lecture?
Vous êtes professeur de littérature française à l’université de Strasbourg et un spécialiste de Proust, il suffit de regarder votre bibliographie pour s’en convaincre, permettez-moi, de ne citer, pour l’instant, que deux ouvrages : Le Processus de la création chez Marcel Proust, Paris, Corti, 1988. Publié avec le concours du C.N.R.S. et L’Esthétique de Marcel Proust, Paris, SEDES, 1995. Ce soir, il y a un débat à la maison de la littérature de Stuttgart avec le titre « À la recherche La réception de Proust aujourd’hui… », c’est une bonne occasion de vous demander, pourquoi devrait-on lire, relire Proust aujourd’hui ?
L’annonce du débat de ce soir évoque les rapports entre l’individu et sa société en pleine évolution, quels sont selon vous les facteurs qui déterminent, chez Proust, cette relation entre les individus et leur société ?
En 2011, Vous avez publié La petite musique du style. Proust et ses sources littéraires, [Paris, Classiques Garnier, « Bibliothèque proustienne »], 2011, quel est le rôle spécifique de la musique dans l’oeuvre de Proust ?
15 minutes pour évoquer une oeuvre de plus de 4000 pages… en 1990, vous avez publié L’OEuvre cathédrale – Proust et l’architecture médiévale, Paris, Corti, 1990. Ouvrage couronné d’un grand prix – le prix de l’essai 1991 – par l’Académie française.; rééd. [augmentée Paris, Classiques Garnier, „Bibliothèque proustienne“,] en 2014, qu’est qu’on apprend sur l’architecture chez Proust ? Y a-t-il des rapports spécifiques entre le roman de Proust et l’architecture ?
Un autre de vos livres, plus récent, en 2013, porte le titre L’Éclectisme philosophique de Marcel Proust,1 [Paris, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, coll. „Lettres françaises“], Ouvrage couronné du prix de la Critique de l’Académie française 2014. La philosophie et la Recherche, est-ce un signe que sa lecture est difficile à aborder ou quelle la place que Proust accorde à la philo dans son roman ?
Je viens de dire que 15 minutes sont trop peu pour l’univers de Poust … en janvier 2008, vous avez proposé une conférence sur « Proust et l’écriture du
mensonge »2, c’est une piste pour analyser son oeuvre ?
Bien sûr, on fait des recherches avant l’interview, l’article sur Wikipédia dit de vous : « Ses travaux portent essentiellement sur l’oeuvre de Marcel Proust à
travers laquelle il élabore une théorie du processus de la création littéraire. » Il suffit de bien lire la Recherche, tout est là… Proust y explique comment il a
conçu son oeuvre ? Vous pouvez résumer cette théorie de la création littéraire en quelques phrases ?
À la recherche du temps perdu compte 4 volumes dans la collection de la Pléiade. Plus que 4000 pages, une lecture qu’on ne conseillerait pas facilement aux élèves, et pourtant je pense à > Roger Willemsen, mort très récemment, qui était une camarade de classe de mon épouse à Bonn et qui racontait très souvent de ses lectures, notamment de la Recherche, qui lui a, sans doute, ouvert tout un monde. Y a-t-il, aujourd’hui, des moyens, ou plutôt des bonnes raisons de recommander la lecture de Proust à des jeunes ?
21 Minuten um über die 4000 Seiten der Recherche, über Musik, Architektur und die Literaturtheorie zu sprechen. Schwer? Dann hören Sie sich das Interview zweimal an, und wahrscheinlich werden Sie danach anfangen, Auf der Suche nach der verlorenen Zeit zu lesen oder Noch besser À la recherche du temps perdu, und auf jeder Seite finden Sie viel von dem wieder, was Luc Fraisse ihnen hier erklärt hat. Grösster Lesegenuss steht Ihnen bevor.
Wenn Sie auf die Trikolore am Anfang dieses Beitrags klicken, können Sie die Fragen zu diesem Interview nachlesen.
Bis tief ins 20. Jahrhundert wurde Prousts Suche als ein Sittengemälde der Belle Époque gelesen, als ein Schlüsselroman der frivolen Pariser Oberschicht der vorletzten Jahrhundertwende. Aus heutiger Sicht geht es um Tieferliegendes, um die unaufhebbare Einbindung des Individuums in die Gesellschaft und seine Abhängigkeit von deren Entwicklung. Das erfordert einen ganz neuen Blick auf den Text. In den vorhandenen Übersetzungen fehlte Bernd-Jürgen Fischer „ein ganz bestimmter Sprachklang“ – mehr als zehn Jahre hat er der Neuübersetzung gewidmet. Auf was es bei der Übersetzung und der Rezeption eines solchen Monuments der Weltliteratur ankommt, darüber sprechen er und der Proustkenner Luc Fraisse. Bernd-Jürgen Fischer arbeitet als Sprachwissenschaftler, Autor und Übersetzer und war als Dozent der Germanistik an der Freien Universität Berlin tätig. Luc Fraisse ist Professor für Französische Literatur des 20. Jahrhunderts an der Université de Strasbourg und Mitglied am Institut universitaire de France. Seine Arbeiten, u.a. mit dem großen Preis der Académie française ausgezeichnet, beschäftigen sich vor allem mit dem Werk von Marcel Proust.
Gäste:
Bernd-Jürgen Fischer, Proust-Übersetzer
Prof. Luc Fraisse, Université de Strasbourg
Moderation: Martin Ebel, Züricher Tages-Anzeiger
Die Veranstaltung findet auf Deutsch und Französisch statt.
Eintritt: 10,-/ 8,-/ 5,- €. Kartenreservierung in der Buchhandlung im Literaturhaus oder unter www.reservix.de, für Literaturhausmitglieder unter Tel. 0711 22 02 1747 oder info@literaturhaus-stuttgart.de.
Veranstalter: Institut français & Literaturhaus Stuttgart. In Zusammenarbeit mit dem Reclam-Verlag.
Rafraîchissez et améliorez vos compétences linguistiques ! Travaillez avec des collègues d’outre-Rhin de disciplines différentes. Le séminaire en tandem vous en offrira une bonne occasion.
En août, le Goethe-Institut proposera sur ordre du Ministère de l’Éducation nationale deux séminaires de deux semaines en Allemagne :
Berlin: du 15.08. au 26.08.2016 á l’Institut français d’Allemagne, Berlin (cible : enseignant/es de français)
Cologne : du 01.08.2016 au 12.08.2016 à l’Institut français d’Allemagne, Cologne (cible : enseignant/es DNL)
Le programme du séminaire vous permettra d’améliorer et de réactiver vos compétences linguistiques ainsi que d’approfondir la connaissance de la culture du pays voisin. Des excursions intéressantes auront lieu. Des recherches et des manifestations culturelles sont également programmées.
Qu’est-ce que le Tandem ?
L’apprentissage linguistique en tandem crée une situation de communication et d’apprentissage particulière dans laquelle deux personnes de langue maternelle différente communiquent ensemble avec pour objectif d’apprendre l’une de l’autre. Les participants passent tour à tour du rôle de l’expert dans sa culture et sa langue maternelle. L’apprentissage en tandem est basé sur les principes de réciprocité et d’autonomie. Nous vous fournissons un soutien méthodologique et nous balisons vos échanges afin de structurer votre travail. Forts de cette expérience d’apprentissage autonome que propose le tandem, vous pourrez transposer ce travail avec vos élèves, dans le cadre d’un échange scolaire par exemple.
Frais de participation, respectivement 180 € pour les professeurs et 120 € pour les professeurs stagiaires. Ceci comprend les frais pour le cours ainsi que pour le programme annexe. Si besoin, les participants peuvent être logés chez des familles d’accueil.
Wie wäre es, wenn Sie Ihre französischen Sprachkenntnisse einen neuen Schub verleihen würden? Und Wissen um die Landeskunde mobilisieren würden? Interessieren Sie sich für den Erfahrungsaustausch mit Lehrerkolleg/-innen aus Frankreich?
Im Auftrag des Ministère de l’Éducation nationale organisiert das Goethe-Institut Paris zweiwöchige Lehrerfortbildungen in Deutschland:
Berlin: Vom 15.08. bis 26.08.2016 am Institut français d’Allemagne, Berlin (primäre Zielgruppe: Französischlehrer/-innen)
Köln: Vom 01.08.2016 bis 12.08.2016 am Institut français d’Allemagne, Köln (primäre Zielgruppe: Sachfachlehrer/-innen im bilingualen Zweig)
Morgens arbeiten Sie gemeinsam mit Ihren französischen Kollegen/-innen im Tandem, nachmittags und abends stehen methodisch-didaktische Workshops, landeskundliche Exkursionen, Recherchen und kulturelle Veranstaltungen auf dem Programm.
Was heißt Tandem?
Nach dem Tandemprinzip lernen zwei Personen unterschiedlicher Muttersprachen mit- und voneinander. Beide sind Experten für ihre Sprache, ihr Land und ihre Kultur. Beide sprechen jeweils die Hälfte der Zeit in der Muttersprache, die andere Hälfte in der Fremdsprache. Sie unterstützen sich wechselseitig beim Lernen nach den Tandemprinzipien der Gegenseitigkeit und Selbstverantwortlichkeit. Sie erhalten von uns methodische Hilfestellungen und inhaltliche Anregungen zur Gestaltung Ihrer Arbeit.
Unkostenbeitrag 180 € (Lehrer/-innen) bzw. 120 € (Referendar/-innen). Darin sind die Kursgebühren sowie die Exkursionen enthalten. Bei Bedarf wird eine Unterkunft vermittelt.
Heute hat die Landesjury für den prix des lycéens allemands 2016 im Institut français in Stuttgart getagt, um ihre Delegierte oder Delegierten für die Bundesjury in In Leipzig zu ermitteln. Schülerinnen und Schüler aus 20 Schulen in Baden-Württemberg zusammen mit ihren Lehrerinnen und Lehrern waren nach Stuttgart gekommen. www.france-blog.info war mit dabei und hat Fotos aufgenommen und dabei die Debatte der Juroren mit verfolgt und dabei auf Facebook geschrieben: www.france-blog.info ist im Institut français de Stuttgart und beobachtet die Schülerinnen und Schüler, die an der Landesjury Baden-Württemberg, mitmachen, um ihre/n Delegierte/n zu wählen, die/der sie in Leipzig bei der Bestimmung der Siegerin vertreten wird. Es macht Spaß, hier zuzuhören. Das sprachliche Niveau der Schülerinnen und Schüler, die hier auf Französisch die vier Bücher des Wettbewerbs diskutieren ist beachtlich. Gute Argumente und sie können einander zuhören, sie kennen sehr genau den Imhalt der Bücher, sie können ihre eigene Meinung mit Nachdruck vertreten. Wunderbar. Gegen 16 Uhr sind alle Fotos auf www.france-blog.info. (C) H. Wittmann. die Teilnehmer dieser Veranstaltung von heute dürfen die Fotos auf ihren Websites wie besprochen rechtefrei verwenden.“
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Und – Premiere – mit dem IPAD haben wir auch Fotos gemacht, die wollen wir auch hier noch zeigen. Die Gruppen wurden eingeteilt, und es ging los, als wenn sie schon immer so zusammengearbeitet hätten:
Niklas Maak rapporte aujourd’hui 14 février 2016 dans le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung sous le titre Der Gegendarsteller über den Roman Der Fall Meursault – eine Gegendarstellung de Kamel Daoud, qui a été paraît le 18 février 2016 chez Kiepenheuer & Witsch en allemand
Très souvent, lorsque le roman de Camus L’étranger (1942) est résumé, on pourrait croire qu’il existe un autre roman L’étranger, tant les contenus racontés se présentent de manière totalement différente de la lecture du roman original.
„Un homme marche sur une plage, il fait chaud, le soleil l’éblouit et la sueur lui coule dans les yeux…“. Puis Maak raconte ce qui est connu et toujours rapporté. L’Arabe sort son couteau, „et le soleil éblouit, et il fait très chaud, et Meursault ne voit presque rien et sort son revolver et tue l’Arabe d’un coup“. Puis il tire encore plusieurs fois. Cela sonnait comme des coups frappés à la porte du malheur, ajouta Camus. Pas un mot chez Maak sur le fait qu’il avait auparavant pris le revolver de son ami pour qu’il ne fasse pas de bêtises avec. Et était-ce de la légitime défense, Meursault avait-il peur que l’Arabe lui jette immédiatement son couteau ?
Meursault, le héros „qui se sent – selon Maak – existentiellement étranger au monde“ ? Ce n’est écrit que dans les interprétations scolaires de ce Rman, ce n’est écrit nulle part dans le roman. Et si c’est le cas, c’est tout le monde, „existentiellement étranger à ce monde“ lit-on dans Le mythe de Sisyphe. On pose des questions au monde, et le monde se tait en dépit du bon sens, écrit Camus. Sans doute, peut-on se demander pourquoi c’est justement un Arabe que Meursault a tué sur la plage ? C’est ce qu’aborde notamment le livre de Kamel Daoud.
L’étranger est „l’histoire d’un Français, Meursault,“ dit Maak, „qui, après la mort de sa mère, dérive dans l’Alger colonial, indifférent et apathique…“. Maak a-t-il lu le roman original de 1942 ? Où est-il écrit que Meursault était „apathique“ ? Cela ne figure que dans les interprétations qui font état d’une prétendue insensibilité de Meursault, dont le procureur l’accuse : Le café au lait devant le cercueil de sa mère, la liaison avec Marie, le film où joue Fernandel, son désintérêt pour ce qui se passe autour de lui… Quelle attention, Meursault observe les jurés au tribunal. Dans la deuxième partie du roman, tous les personnages qu’il a rencontrés dans la première partie racontent ses prétendues fautes, qui n’ont rien à voir avec le meurtre. En lisant le roman de 1942, on peut prendre note des nombreux détails avec lesquels Meursault, le narrateur, observe son environnement. Et comment les gens parlent des autres, – seul le concierge de la maison de retraite, interrogé sur le café au lait, lance qu’il l’a offert à Meursault. Tous les autres suivent le procureur, jouent son jeu avec légèreté ; c’est un thème du livre qui n’a rien à voir avec le fait que la victime du meurtre était arabe.
Mais Maak dit encore plus : „Camus … avait réussi, juste à temps pour son centième anniversaire, à être considéré comme l’auteur finalement le plus important par rapport à Sartre : Face au défenseur dogmatique de Staline qu’était Sartre, Camus, l’humaniste antiautoritaire, faisait désormais figure de figure lumineuse“. Maak ne connaît pas la critique fondamentale de Sartre contre le marxisme d’inspiration stalinienne, qui dissout l’homme comme dans un bain de soufre. (Cf. Sartre, Critique de la raison dialectique, Paris 1960, p. 45, H. Wittmann, Sartre und die Kunst, Tübingen 1996, p. 79) L’œuvre principale de Sartre L’être et le néant (1943) est le livre le plus important écrit au XXe siècle.
sur la liberté humaine. La confrontation de Sartre et de Camus chez Maak est également clairement contredite par l’analyse de la place de l’art et de la liberté dans leurs deux œuvres : H. Wittmann, L’esthétique chez Sartre et Camus. Le défi de la liberté. Translated by Catherine Atkinson, collection Dialoghi/dialogues. Littérature et culture d’Italie et de France. Edited by Dirk Hoeges, vol. 13, Verlag Peter Lang, Frankfurt, Berlin, Bern u.a., 2009.
Niklas Maak berichtet am 14.2.2016 in der Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung unter dem Titel Der Gegendarsteller über den Roman Der Fall Meursault – eine Gegendarstellung von Kamel Daoud, der am 18.2.2016 bei Kiepenheuer & Witsch auf Deutsch erscheint.
Sehr oft, wenn Camus Roman L’étranger (1942) resümiert wird, könnte man glauben, es gebe noch einen Roman L’étranger, weil die erzählten Inhalte sich so ganz anders präsentieren als bei der Lektüre des Original-Romans.
„Ein Mann geht an einem Strand, es ist heiß, und die Sonne blendet, und der Schweiß läuft ihm in die Augen…“ Und dann erzählt Maak, was bekannt ist und immer wieder berichtet wird. Der Araber zückt das Messer, „und die Sonne blendet, und es ist sehr heiß, und Meursault sieht kaum etwas und zieht den Revolver und tötet den Araber mit einem Schuss.“ Dann schießt er noch mehrmals. Das klang wie Schläge an die Tür des Unheils, fügte Camus hinzu. Kein Wort bei Maak davon, dass er seinem Freund vorher den Revolver abgenommen hat, damit er keine Dummheiten damit begehe. Und war es Notwehr, hatte Meursault Angst, dass der Araber sofort das Messer auf ihn werfen würde?
Meursault, der Held, „der sich – nach Maak – existentiell fremd in der Welt fühlt“? Das steht nur in den Schulinterpretationen zu diesem Roman, das steht nirgends im Roman. Und wenn, dann sind es alle, „existentiell fremd in dieser Welt“ liest man in Le mythe de Sisyphe. Man stellt Fragen an die Welt, und die Welt schweigt vernunftswidrig, schreibt Camus. Ohne Zweifel, darf man sich fragen, warum es gerade ein Araber war, den Meursault am Strand erschossen hat? Damit beschäftigt sich u. a. das Buch von Kamel Daoud.
Der Fremde sei „die Geschichte des Franzosen Meursault,“ so Maak, „der nach dem Tod seiner Mutter gleichgültig und teilnahmslos durch das Algier der Kolonialzeit treibt…“ Ob Maak den Original-Roman von 1942 gelesen hat? Wo steht dort, das Meursault „teilnahmslos“ gewesen sei? Das steht nur in den Interpretationen, die über eine vermeintliche Gefühlskälte Meursaults berichten, die der Staatsanwalt ihm ankreidet: Der Milchkaffee am Sarg der Mutter, die Liaison mit Marie, de Filmbesuch, wo Fernandel spielt, sein Desinteresse an dem, was ihn herum passiert… Wie aufmerksam, Meursault die Geschworenen im Gericht beobachtet. Im zweiten Teil des Romans berichten alle Personen, mit denen er im ersten Teil zusammentraf, über seine angeblichen Verfehlungen, die mit dem Mord nichts zu tun haben. Liest man den Roman von 1942, kann man die vielen Einzelheiten zur Kenntnis nehmen, mit denen Meursault, der Ich-Erzähler, seine Umgebung beobachtet. Und wie Menschen über andere reden, – nur der Hausmeister aus dem Altersheim wirft auf die Frage nach dem Milchkaffe ein, er habe ihn Meursault angeboten. Alle anderen folgen dem Staatsanwalt, spielen sein Spiel leichtfertig mit; das ist ein Thema des Buches, das mit der Tatsache, dass das Mordopfer Araber war, gar nichts zu tun hat
Aber Maak sagt noch mehr: „Camus … hatte es pünktlich zu seinem einhundersten Geburtstag geschafft, im Vergleich zu Sartre als der letztlich bedeutendere Autor zu gelten: Dem dogmatischen Stalin-Verteidiger Sartre stand fortan als leuchtende Figur der antiautoritäre Humanist Camus gegenüber.“ Maak kennt nicht Sartres Fundamentalkritik am Marxismus stalinistischer Prägung, der den Menschen wie in einem Schwefelbad auflöse. (Cf. Sartre, Critique de la raison dialectique, Paris 1960, S. 45, H. Wittmann, Sartre und die Kunst, Tübingen 1996, S. 79) Sartres Hauptwerk L’être et le néant (1943) ist das wichtigste Buch, das im 20. Jahrhundert über die menschliche Freiheit verfasst wurde. Die Gegenüberstellung von Sartre und Camus bei Maak wird auch die Analyse der Stellung von Kunst und Freiheit in ihren beiden Werken deutlich widersprochen: H. Wittmann, Aesthetics in Sartre and Camus. The Challenge of Freedom. Translated by Catherine Atkinson, Reihe Dialoghi/dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs. Edited by Dirk Hoeges, vol. 13, Verlag Peter Lang, Frankfurt, Berlin, Bern u.a., 2009.
Dans > nos entretiens sur Sartre et son esthétique, nous avons aussi évoqué ses voyages, mais il y a encore un sujet important, ce sont ses façons différentes de faire fonctionner les concepts, venus de l’Orient et de l’Occident et de profiter de leurs échanges. On peut dire que Sartre quitte souvent la sphère des concepts rationalistes occidentaux… situons d’abord le sujet de notre entretien par rapport à l’œuvre de Sartre. Et j’ai demandé à Michel Sicard de nous expliquer ce passage des cultures de Sartre.
Après son agrégation, Sartre voulait aller à Kyoto comme assistent, il a échoué et allait à Berlin, or il a fait ce grand voyage plus tard avec Simone de Beauvoir entre le 18 septembre et le 16 octobre 1966. D’abord Berlin in l’Allemagne…, nous avons déjà rappelé, dans un autre entretien, qu’en 1933 à Berlin, il n’écrit rien sur Hitler et les nazis, par contre, beaucoup ont cru, qu’il a étudié Martin Heidegger à Berlin et qu’on retrouve les fruits de la lecture de Sein und Zeit dans l’Être et le néant. Une question qu’on a souvent posé: Sartre s’est-il laissé influencé par Heidegger ?
Une fois, Sicard m’avait parlé de Heidegger et son livre Acheminement vers la parole, trad. Jean Beaufret,Wolfgang Brokmeier, François Fédier, Gallimard, coll. « Tel », 1988, 260 p. Heidegger propose une réflexion et une analyse de la compréhension traditionnelle de la parole. Il estime que la parole est « l’expression sonore et la communication des émotions et fluctuations intimes de l’homme ». Et qu’est-ce qu’il y a retenir par rapport à l’œuvre de Sartre?
Revenons aux rôles des imprégnations d’une culture à l’autre, il y a notamment cette référence implicite vers le Japon, via les Japonais qu’il a connus. Il y Kuki Shuzoet Isaku Yanaihara. Parlons d’abord de Shuzo Kuki (1888-1941) philosophe japonais et professeur.
Il a fait des études à Tokyo et passe de longs séjours en Allemagne, de 1921 à 1924, où il étudie chez Heinrich Rickert, et de 1924 à 1927, il fait, en France, la connaissance de Bergson, il retourne en Allemagne, À Marburg et Freiburg, pour y suivre les cours de Martin Heidegger. Ensuite, Kuki était parmi les premiers qui ont introduit Heidegger au Japon. En France, il fait la connaissance de Sartre, qui avait 23 ans…, Kuki avait 40 ans et recevait un « enseignement philosophie » de Sartre, un enseignement que Thorten Botz-Bornstein dans son article sur Kuki met entre des guillemets. Je voulais savoir de Michel Sicard, si cette rencontre était importante pour Sartre ?
Plus tard, en 1935, Kuki publie Le problème de la contingence, il y a des prolongements jusqu’à l’esthétique, Kuki évoque aussi Proust et le livre de Jean-Marie Guyau, La genése de l’idée de temps, Paris 1912.
Ce qui nous intéresse ici ce sont les rapports de la philosophie á l’art… Les dernières pages de L’imagination de Sartre en 1940 établissent aussi un lien fondamental entre l’art et la liberté.
Isaku Yanaihara (1918-1989). professeur de philosophie à l’université d’Osaka arrive à Paris 1954 pour faire des études. Il fait la connaissance de > Giacometti et devient so modèle jusqu’en 1961. Yanihara a aussi connu Sartre. Il devient son traducteur japonais. A nouveau, une rencontre entre l’art et la philosophie ? Si l’on pense aux développements dans la philosophie et l’imaginaire sartriens, Yanihara y a joué son rôle ?
Après son agrégation, il a échoué avec son projet s’aller à Kyoto, or il a fait son grand voyage au japon plus tard avec Simone de Beauvoir entre le 18 septembre et le 16 octobre 1966. Le livre de Tomiko Asabuki, Vingt-huit jours au Japon avec Jean-Paul Sartre et Simone est paru en 1966 en France. L’Université Keio et les éedtions Jimbun-shoin organisaient trois conférences au Japon, 13, rapporte Hélène de Beauvoir.
Une série de trois conférences: Plaidoyer pour les intellectuels“… ce n’était pas un hasard qu’il avait chois ce sujet pour les conférences au Japon. Il semble qu’il était conscient de la situation des intellectuels au Japon désireux de réfléchir à nouveau sur leur moyen de coopérer et de leurs tâches sociales, comme Simone Müller l’a formulée dans article sur la réception de Sartre au Japon, et c’est vrai que ses trois conférences dans ce petit livre de poche sont une définition essentielle aussi de Sartre lui-même n’est-ce pas ?
En effet, l’influence de l’Orient exerce une influence considérable sur l’œuvre de Sartre, une influence qu’on a un peu négligée et pourtant ce rapport philosophie-art est essentiel pour le développement de son esthétique.
Bibliographie
Asbuki, Tomiko, > Vingt-huit jours au Japon avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (18 septembre – 16 octobre 1966). Auteur de préface : Richard Chambon, Hélène de Beauvoir. Traducteur : Claude Peronny, Chiharu Tanaka Paris : L’Asiathèque – maison des langues du monde 1966.
Bonardel, Françoise, Existence et vacuité selon Sartre et le bouddhisme zen, dans Bouddhisme et philosophie, Paris: L’Harmattan, 2008.
Botz-Bornstein Thorsten, Shûzô Kuki et la «philosophie de la contingence» française. Une communication unique entre l’Orient et l’Occident, dans : Revue Philosophique de Louvain, Année 1999 Volume 97 Numéro 1 pp. 113-126, Über Th. Botz-Bornstein.
Caeymaex Florence,> « L’existentialisme comme éthique de Heidegger à Sartre. », Les Temps Modernes 4/2008 (n° 650) , p. 248-269.
Heidegger, Martin: Unterwegs zur Sprache (1950-1959) Hrsg. von Friedrich-Wilhelm v. Herrmann 1985. 262 Seiten. Kt 39,00 € ISBN 978-3-465-01690-8 Martin Heidegger Gesamtausgabe 12.
Midal, Fabrice, La rencontre du bouddhisme et de l’Occident est-elle possible sans une méditation de l’oeuvre de Chögyam Trungpa et de Martin Heidegger ?in : Les cahiers bouddhiques n° 3
Morlins, Bernard, > Sublime voyage dans l’atelier de Giacometti, raconté par son ami et modèle Isaku Yanaihara (Allia)
Sawada, Nao, « Sartre et les artistes japonais des années 60 – au miroir du zen »,Bulletin du Département de littérature française, Université Rikkyo, n° 38, 2009, p. 23-35.
Maître Dôgen (永平道元), 19 janvier 1200 – 22 septembre 1253, et Yoko Orimo, Shôbôgenzô – La vraie Loi, Trésor de l’Œil – tome 3. Les textes du Shôbôgenzô de maître Dôgen traduits ici inclus certains des plus célèbres comme Uji, Busshô ou le Genjokôan, Paris: Sully 2007.
Sicard, Michel (commissaire), Sartre et l’art [Catalogue] Vilal Medici, 19 febgraio / 35 marzo 1987. Immaggio a Jean-Paul Sartre, 1987.
—, > Essais sur Sartre. Entretiens avec Sartre 1975-1979, Paris: Galilée 1989.
Yanaihara, Isaku, (1918-1989); Avec Giacometti; Paris: Allia 2014.
Wittmann, Heiner, L’esthétique de Sartre. Artistes et intellectuels, traduit de l’allemand par N. Weitemeier et J. Yacar, Éditions Paris: L’Harmattan 2001.