Die Rede Macrons fügt sich in seine lange Reihe von Reden über Europa ein: L’Europe nous protège: Les discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe + le bilan (21 juillet 2020)
Le lundi 2 mars 2026, le Président Emmanuel Maron a prononcé un discours sur la dissuasion nucléaire à la base militaire d’Ile Longue.
Avant cette date, le ministère français de la Défense a publié un dossier sur ce sujet :
> Dossier préparatoire au discours du Président de la République du 2 mars 2026 sur la dissuasion nucléaire français
> Discours du Président de la République sur la dissuasion nucléaire de la France.
Bundespresseamt:
Joint declaration of President Macron and Chancellor Merz
In the spirit of their close partnership as set out in Article 4 of the Treaty of Aachen, France and Germany have decided to enter into closer cooperation in the field of deterrence in response to the evolving threat landscape.
France and Germany have established a high-ranking nuclear steering group that will act as a bilateral framework for doctrinal dialogue and the coordination of strategic cooperation, including consultations regarding the appropriate mix of conventional, missile defence and French nuclear capabilities. France and Germany have agreed to take first concrete steps beginning this year, including German conventional participation in French nuclear exercises and joint visits to strategic sites as well as development of conventional capabilities with European partners. France and Germany will also increase their ability, as Europeans, to manage escalation beneath the nuclear threshold – in particular in the fields of Early Warning and Air Defense and Deep Precision Strike.
This Franco-German cooperation is based on the shared understanding that the nuclear dimension of deterrence remains a cornerstone of European security, relying on US extended deterrence, including US nuclear weapons forward-deployed to Europe, and on the independent strategic nuclear forces of France and the United Kingdom, which have a deterrent role of their own and contribute significantly to the overall security of the Alliance. This Franco-German cooperation will add to, not substitute for, NATO’s
nuclear deterrence and NATO’s nuclear sharing arrangements, to which Germany contributes and will continue to contribute. France and Germany will continue to comply with their obligations under international law including the Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons.
In light of their strong commitment to Article 5 of the North Atlantic Treaty and Art. 42 (7) of the Treaty on European Union, Franco-German cooperation aims at strengthening the systems of collective security both countries belong to. It aims at enhancing Europe’s security as a whole. Special attention will be given to coordination with the United States, the United Kingdom, other Allies and NATO.
> Höflichkeitsübersetzung (Deutsch)
Le Président Macron a expliqué l’importance et l’avenir de la dissuasion nucléaire française en tant que pilier central de la sécurité nationale. Ce discours a été prononcé sur l’île Longue, considérée comme le lieu historique de la dissuasion nucléaire, à un moment où « les alliances se fragilisent ». Il y a 65 ans, la France a commencé à mettre en place sa dissuasion nucléaire. Elle avait commencé en 1960 avec les premiers essais atomiques. Le Président a souligné que la situation géopolitique actuelle, en particulier l’agression russe contre l’Ukraine, la modernisation nucléaire d’autres États et la concurrence stratégique avec des grandes puissances telles que la Chine, rendait nécessaire une forte dissuasion.
Le Président résume en une phrase la situation internationale actuelle avant de la détailler : « Mais dans la période troublée que nous vivons, il sera nécessaire aussi de repenser les règles qui régissent la sécurité de notre continent et du monde. » Avant de préciser ses réflexions à ce sujet, Macron a clairement déclaré : « La chaîne de commandement est d’une clarté totale et la décision ultime revient au seul Président de la République. » Cette remarque s’accompagne également d’une référence à la force de dissuasion : « Un seul de nos sous-marins, tel que celui derrière moi, emporte avec lui une puissance de frappe qui équivaut à la somme de toutes les bombes tombées en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. » Macron a souligné que la dissuasion nucléaire française était « robuste et efficace » et qu’elle faisait comprendre à tout agresseur potentiel le prix élevé de ses actes. La France va également augmenter le nombre de ses ogives nucléaires.
Dans la deuxième partie de son discours, il a abordé le sujet de l’Europe : « Mais pour être puissant, et c’est le deuxième temps de mon propos aujourd’hui, il faut être plus uni. Et c’est d’Europe que je vais vous parler à présent. » Le Président a annoncé une évolution de la stratégie qu’il appelle « dissuasion avancée » afin de répondre aux défis actuels et aux nouvelles menaces. Il a ensuite prononcé une phrase importante qui résume plus précisément l’indépendance toujours mise en avant par la France : « l’indépendance ne peut être la solitude ». Il s’agit également des intérêts vitaux de la France, qui n’ont jamais été définis de manière intentionnelle. Une nouvelle étape, déjà prévue par le général de Gaulle, va maintenant s’ouvrir et le Président laisse entendre qu’il pense que les partenaires sont prêts. Un partenariat nucléaire bilatéral existe déjà avec la Grande-Bretagne. Les Britanniques ont également déjà participé à des exercices des forces aériennes stratégiques. La prochaine étape est maintenant lancée : « Nous entrons sur le chemin de ce que j’appellerai la dissuasion avancée ». Mais là encore, le Président répète sans ambiguïté que seul le Président français décide de l’utilisation des armes nucléaires.
Macron a déclaré que la France maintenait sa souveraineté en matière nucléaire – sans participation automatique aux structures nucléaires de l’OTAN – et que le contrôle souverain de ces capacités restait essentiel. Macron propose toutefois une coopération européenne plus étroite dans le domaine stratégique, y compris des exercices communs et des partenariats, afin de renforcer la sécurité de l’Europe dans son ensemble. Il a proposé aux partenaires européens le déploiement d’armes nucléaires françaises :
Macron : « De la même façon que nos sous-marins stratégiques se diluent naturellement dans les océans, garantissant une capacité permanente de frappe, nos forces aériennes stratégiques pourront ainsi se disséminer dans la profondeur du continent européen. Cette dispersion sur le territoire européen, à la manière d’un archipel de forces, compliquera le calcul de nos adversaires et donnera à cette dissuasion avancée beaucoup de valeur pour nous. Elle renforcera notre défense en lui accordant du champ et lui offrira une profondeur stratégique nouvelle, cohérente des enjeux de sécurité en Europe. Sa valeur sera, je le crois, très forte aussi pour les partenaires qui entreront dans cette logique avec nous, et dont le territoire gagnera un lien affirmé avec notre dissuasion. » Avec ces mots, « La dissuasion avancée que nous proposons est un effort distinct qui a sa valeur propre et qui est parfaitement complémentaire de celui de l’OTAN au plan stratégique comme au plan technique », il résume l’offre faite aux partenaires européens. Les partenaires concernés sont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. D’autres viendront s’y ajouter.
Ce type de coopération créera des instances d’échange au niveau politique avec chacun de ces pays. Cela suppose un travail commun en matière de menaces et de renseignement, des moyens de communication spécifiques, une organisation, mais aussi une compréhension commune des causes de l’escalade et des moyens de la contrer, en particulier dans sa phase conventionnelle. Dans ce contexte, le Président développe trois domaines dans lesquels l’Europe, en cas d’escalade, bénéficierait de ces nouveaux moyens collectifs.
L’alerte précoce, le contrôle de notre espace aérien grâce à une défense aérienne étendue et à la protection contre les missiles et les drones, et la capacité de frappe en profondeur. Macron imagine qu’en adhérant à cette assistance mutuelle, les pays partenaires contribueraient à renforcer conjointement les capacités de l’Europe dans ces trois domaines.
Le commentaire de Roland Theis, Député au Bundestag:
„Le discours de Macron constitue une étape importante vers le renforcement de la dissuasion nucléaire au bénéfice des partenaires européens de la France. Le fait que Macron considère l’Allemagne comme un partenaire clé est le signe d’une bonne coopération et d’une confiance particulière. La déclaration commune du président et du chancelier en date d’aujourd`hui (lundi 2 mars 2026) montre clairement que la France et l’Allemagne agissent de manière coordonnée et conjointe…. “ Lire la suite
Am Montag, 2. März 2026, hat Staatspräsident Emmanuel Maron eine Rede über die nukleare Abschreckung auf dem Stützpunkt Ile Longue gehalten.
Vor diesem Termin hat das französische Verteidigungsministerium ein Dossier zu diesem Thema veröffentlicht:
> Dossier préparatoire au discours du Président de la Rèpublique du 2 mars 2026 sur la dissuasion nucléraire francais
> Discours du Président de la République sur la dissuasion nucléaire de la France.
Bundespresseamt:
Joint declaration of President Macron and Chancellor Merz
In the spirit of their close partnership as set out in Article 4 of the Treaty of Aachen, France and Germany have decided to enter into closer cooperation in the field of deterrence in response to the evolving threat landscape.
France and Germany have established a high-ranking nuclear steering group that will act as a bilateral framework for doctrinal dialogue and the coordination of strategic cooperation, including consultations regarding the appropriate mix of conventional, missile defence and French nuclear capabilities. France and Germany have agreed to take first concrete steps beginning this year, including German conventional participation in French nuclear exercises and joint visits to strategic sites as well as development of conventional capabilities with European partners. France and Germany will also increase their ability, as Europeans, to manage escalation beneath the nuclear threshold – in particular in the fields of Early Warning and Air Defense and Deep Precision Strike.
This Franco-German cooperation is based on the shared understanding that the nuclear dimension of deterrence remains a cornerstone of European security, relying on US extended deterrence, including US nuclear weapons forward-deployed to Europe, and on the independent strategic nuclear forces of France and the United Kingdom, which have a deterrent role of their own and contribute significantly to the overall security of the Alliance. This Franco-German cooperation will add to, not substitute for, NATO’s
nuclear deterrence and NATO’s nuclear sharing arrangements, to which Germany contributes and will continue to contribute. France and Germany will continue to comply with their obligations under international law including the Treaty on the Non-Proliferation of Nuclear Weapons.
In light of their strong commitment to Article 5 of the North Atlantic Treaty and Art. 42 (7) of the Treaty on European Union, Franco-German cooperation aims at strengthening the systems of collective security both countries belong to. It aims at enhancing Europe’s security as a whole. Special attention will be given to coordination with the United States, the United Kingdom, other Allies and NATO.
> Höflichkeitsübersetzung
Staatspräsident Macron erläuterte die Bedeutung und Zukunft der französischen nuklearen Abschreckung („disssuasion nucléaire“) als zentralen Pfeiler der nationalen Sicherheit. Diese Rede hat auf der Île-Longue gehalten, die als Ort der nuklearen Abschreckung gilt, zu einer Zeit, in der „die Allianzen brüchig“ werden Vor 65 Jahren begann Frankreich, seine nukleare Abschreckung aufzubauen. Sie hatte 1960 mit den ersten Atomtests begonnen. Der Präsident betonte, dass die aktuelle geopolitische Lage, insbesondere die russische Aggression gegen die Ukraine, die atomare Modernisierung anderer Staaten und die strategische Konkurrenz mit Großmächten wie China mache eine starke Abschreckung notwendig mache.
In einem Satz resümiert der Präsident die aktuelle internationale Lage, bevor er sie ausdifferenziert: „Es gibt noch ein weiteres Merkmal der Zeit, in der wir leben. In der gegenwärtigen Atmosphäre der Anomie beobachten wir sowohl eine Zunahme des Risikos, dass Konflikte die nukleare Schwelle überschreiten, als auch gleichzeitig eine Verschärfung der Konflikte unterhalb dieser Schwelle.“ Bevor er seine Überlegungen, die daraus hergehen präzisiert, stellte Macron klar: „Die Befehlskette ist vollkommen klar, und die endgültige Entscheidung liegt allein beim Präsidenten der Republik.“ Zu dieser Bemerkung gehört auch der Hinweis auf die Stärke der Abschreckung: „Ein einziges unserer U-Boote, wie das hinter mir, verfügt über eine Schlagkraft, die der Summe aller Bomben entspricht, die im Zweiten Weltkrieg auf Europa abgeworfen wurden.“ Macron unterstrich, dass die französische nukleare Abschreckung „robust und wirksam“ sei und jedem potenziellen Angreifer den hohen Preis seines Handelns vor Augen führe. Frankreich werde auch die Zahl seiner Atmsprengköpfe erhöhen.
In einem zweiten Teil seiner Rede kam er auf Europa zu sprechen: „Aber um mächtig zu sein, und das ist der zweite Punkt meiner heutigen Ausführungen, müssen wir geeinter sein. Und nun möchte ich Ihnen etwas über Europa erzählen.“ Der Präsident kündigte eine Weiterentwicklung der Strategie an, die er „dissuasion avancée“ (fortgeschrittene Abschreckung) nennt, um aktuellen Herausforderungen und neuen Bedrohungen gerecht zu werden. Und dann fällt ein wichtiger Satz der die stets hervorgehobene Unabhängigkeit Frankreichs genauer fasst: „die Unabhängigkeit kann nicht die Einsamkeit sein.“. Es gehe auch um die nie aus Absicht definierten vitalen Interessen Frankreichs. Es werde jetzt eine neuen Etappe geben, die General de Gaulle schon vorhergesehen hatte und der Präsident gibt zu erkennen, dass er glaube, die Partner seien dazu bereit. Mit Großbritannien gebe es bereits eine nukleare bilaterale Partnerschaft. Briten hätten auch schon an Übungen der strategischen Luftstreitkräfte teilgenommen. Jetzt komme die nächte Etappe: « Wir begeben uns auf den Weg zu etwas, das ich als „vorbeugende Abschreckung“ bezeichnen würde.». Aber auch an dieser Stelle wiederholt der Präsident unmissverständlich, dass nur der französische Staatspräsident über den Einsatz der Atomwaffen entscheide.
Macron erklärte, dass Frankreich seine nukleare Entscheidungshoheit aufrechterhält – ohne automatische Teilhabe an NATO-Kernwaffenstrukturen – und dass die souveräne Kontrolle über diese Fähigkeiten essentiell bleibe. Macron schlägt aber eine stärkere europäische Zusammenarbeit im strategischen Bereich, einschließlich gemeinsamen Übungen und Partnerschaften an, um die Sicherheit Europas ganzheitlich zu stärken. Er bot den europäischen Partner eine Dislozierung französischer Atomwaffen an:
Macron: „So wie sich unsere strategischen U-Boote auf natürliche Weise in den Ozeanen verteilen und so eine permanente Schlagkraft gewährleisten, können sich auch unsere strategischen Luftstreitkräfte in der Tiefe des europäischen Kontinents verteilen (Als Ergänzung zu den NATO-Stratege, an der Frankreich nicht teilnehme, wie Macron im folgenden Absatz unterstreicht. d. Red.) Diese Verteilung auf dem europäischen Territorium, ähnlich einem Archipel von Streitkräften, wird unseren Gegnern die Kalkulation erschweren und dieser fortgeschrittenen Abschreckung für uns einen hohen Wert verleihen. Sie wird unsere Verteidigung stärken, indem sie ihr mehr Spielraum verschafft und ihr eine neue strategische Tiefe verleiht, die den Sicherheitsherausforderungen in Europa gerecht wird. Ich glaube, dass sie auch für die Partner, die sich dieser Logik anschließen und deren Territorium eine stärkere Verbindung zu unserer Abschreckung erhält, von großem Wert sein wird.“ Mit diesen Worten „Die von uns vorgeschlagene vorgezogene Abschreckung ist eine eigenständige Maßnahme, die ihren eigenen Wert hat und sowohl auf strategischer als auch auf technischer Ebene eine perfekte Ergänzung zu den Maßnahmen der NATO darstellt,“ fasst er das Angebot an die europäischen Partner zusammen. Zu den Partnern in diesem Sinne gehören Großbritannien, Deutschland, Polen, die Niederlande, Belgien, Griechenland, Schweden und Dänemark. Weitere werden hinzukommen.
Diese Art der Kooperation wird mit jedem dieser Länder Austauschgremien auf politischer Ebene schaffen. Dies setzt eine gemeinsame Arbeit in Bezug auf Bedrohungen und Nachrichtendienste, spezifische Kommunikationsmittel, eine Organisation, aber auch ein gemeinsames Verständnis der Ursachen der Eskalation und der Möglichkeiten, ihr entgegenzuwirken, insbesondere in ihrer konventionellen Phase. In diesem Zusammenhang entwickelt der Präsident drei Bereiche gibt, in denen Europa, im Falle einer Eskalation, von diesen neuen kollektiven Mitteln profitieren würde. Die Frühwarnung, die Kontrolle unseres Luftraums durch eine erweiterte Luftverteidigung und den Schutz vor Raketen und Drohnen und die Fähigkeit zu Tiefenschlägen. Macron stellt sich vor, dass durch den Beitritt zu dieser gegenseitigen Unterstützung die Partnerländer dazu beitragen, die Fähigkeiten Europas in diesen drei Bereichen gemeinsam zu verstärken.
DerKommentar von Roland Theis, MdB:
„Macrons Rede ist ein wichtiger Schritt zur Stärkung der nuklearen Abschreckung zum Nutzen der europäischen Partner Frankreichs. Die Tatsache, dass Macron Deutschland als Schlüsselpartner sieht, ist ein Zeichen guter Zusammenarbeit und besonderes Vertrauens. Die gemeinsame Erklärung des Präsidenten und des Bundeskanzlers heute (Montag, 2. März 2026) zeigt deutlich, dass Frankreich und Deutschland koordiniert und gemeinsam handeln….. “ Lire la suite
https://x.com/YaelBRAUNPIVET/status/2028555712083718301
Quelle: Bundespresseamt – Höflichkeitsübersetzung
Gemeinsame Erklärung von Staatspräsident Macron und Bundeskanzler Merz
Im Geiste ihrer engen Partnerschaft, wie sie in Artikel 4 des Vertrags von Aachen niedergelegt ist, haben Frankreich und Deutschland angesichts der sich wandelnden Bedrohungslage beschlossen, auf dem Gebiet der Abschreckung enger zusammenzuarbeiten.
Frankreich und Deutschland haben eine hochrangige Nuklear-Steuerungsgruppe eingerichtet, die als bilateraler Rahmen für den verteidigungspolitischen Austausch und die Koordinierung strategischer Maßnahmen dienen soll. Hierzu gehören Konsultationen über die geeignete Mischung aus konventionellen Fähigkeiten, Raketenabwehr sowie französischen Nuklearfähigkeiten. Frankreich und Deutschland
haben vereinbart, in diesem Jahr erste konkrete Schritte in diese Richtung zu unternehmen, darunter die konventionelle Beteiligung Deutschlands an französischen Nuklearübungen, gemeinsame Besuche strategischer Einrichtungen sowie Weiterentwicklung konventioneller Fähigkeiten mit europäischen Partnern. Frankreich und Deutschland werden als Europäer zudem ihre Fähigkeit zum Eskalationsmanagement unterhalb der nuklearen Schwelle verbessern – insbesondere in den Bereichen Frühwarnung, Luftverteidigung und „Deep Precision Strike“.
Diese deutsch-französische Zusammenarbeit beruht auf dem gemeinsamen Verständnis, dass die Nukleardimension der Abschreckung ein Eckpfeiler der europäischen Sicherheit bleibt. Diese stützt sich auf die erweiterte Abschreckung der USA, einschließlich der in Europa stationierten US-amerikanischen Nuklearwaffen, sowie auf die unabhängigen strategischen Nuklearstreitkräfte Frankreichs und Großbritanniens, die eine eigene Rolle bei der Abschreckung spielen und bedeutend zur Sicherheit des Bündnisses insgesamt beitragen. Diese deutsch-französische Zusammenarbeit wird die nukleare Abschreckung der NATO sowie die nukleare Teilhabe, zu der Deutschland einen Beitrag leistet und auch weiterhin leisten wird, ergänzen, nicht ersetzen. Frankreich und Deutschland werden ihren Verpflichtungen nach dem Völkerrecht, einschließlich des Vertrags über die Nichtverbreitung von Kernwaffen, weiterhin nachkommen.
Im Lichte ihres klaren Bekenntnisses zu Artikel 5 des Nordatlantikvertrags und Artikel 42 Absatz 7 des Vertrags über die Europäische Union zielt die deutsch-französische Zusammenarbeit darauf ab, die Systeme der kollektiven Sicherheit zu stärken, denen beide Länder angehören. Ihr Ziel ist die Stärkung der europäischen Sicherheit insgesamt. Besonderes Augenmerk gilt der Abstimmung mit den Vereinigten Staaten, dem Vereinigten Königreich und weiteren Alliierten sowie der NATO.