Die Schülerproteste in Frankreich
| Die Proteste der Schülerinnen und Schüler in Frankreich | North American Sartre Society : 31st Annual Meeting – 23/24 Oktober 2026 |
D’ici, il est difficile d’évaluer la dynamique des manifestations, mais comme le souligne Nathalie Segaunes dans LE MONDE > Mobilisation lycéenne : les premières surprises de la plateforme de concertation – Le Monde, 9 octobre 2026 – les manifestations semblent perdre de leur élan et se concentrent de plus en plus sur certaines régions et des problèmes locaux. Au-delà des revendications concrètes pour davantage d’enseignants ou de meilleures conditions d’enseignement, cela traduit sans doute aussi une méfiance croissante à l’égard des dirigeants politiques du pays, qui, aux yeux des jeunes, qui estiment qu’on ne peu plus leur offrir un avenir. La perspective de voir Le Pen ou Mélenchon s’installer à l’Élysée en tant que président ou présidente n’incite pas au renouveau ; elle est plutôt perçue comme un échec fondamental et une défaillance de la politique. C’est ce manque de perspectives qui pousse les lycéens, et de plus en plus les étudiants, à descendre dans la rue. La caricature de Heino Sakkurai publiée dans la Berliner Zeitung, citée par Pascal Thibaut :
Mesures de prévention en Allemagne pour éviter que le mouvement de protestation des lycéens ne s’exporte
« Jusqu’à ce que la situation se calme, nous laissons les élèves en cours de français faire ce qu’ils veulent. Ils ne doivent surtout pas traiter de la France » pic.twitter.com/x1TtwcsBVv— Pascal Thibaut (@pthibaut) October 8, 2026
laisse entrevoir entre les lignes ce qui pourrait se passer. En Allemagne, on observe un malaise similaire chez les lycéens et les étudiants. Seulement, la culture de la manifestation n’est pas la même ici qu’en France. Et pourtant, un mouvement de protestation similaire pourrait voir le jour ici, à l’instar de ce que font leurs homologues français, tant la crainte d’un manque de perspectives est profondément ancrée chez les jeunes, tout comme chez les étudiants qui redoutent que l’IA ne leur prive de leurs emplois.
Pourquoi La France insoumise cherche tant à profiter de l’agitation lycéennehttps://t.co/tzlvz0U3Qg
— Le HuffPost (@LeHuffPost) October 11, 2026
Sur la plateforme en ligne du gouvernement AGORA > https://www.agora.gouv.fr/consultations/lycee, 67 000 contributions ont été déposées, dont 60 277 sont en cours d’analyse. Cette enquête anonyme se déroule du 5 au 23 octobre 2026. Les élèves peuvent y décrire leurs difficultés au quotidien à l’école et faire des propositions d’amélioration.
Au lycée polyvalent de Cachan pour poursuivre le dialogue avec les lycéens.
Comme chaque jour depuis la semaine dernière, j'ai vu ce matin le visage de la démocratie scolaire.
Avec les élèves élus de l’établissement, nous avons échangé, sans tabou ni complaisance, sur leurs… pic.twitter.com/LLDRHNNVE5
— Édouard Geffray (@EdouardGeffray) October 9, 2026
L’organisation de leurs emplois du temps arrive en tête des préoccupations : 70 % des jeunes dénoncent des journées scolaires trop longues, des horaires de cours peu pratiques, trop de devoirs et des pauses déjeuner trop courtes. Viennent ensuite, avec 48,2 %, les mauvaises conditions architecturales des bâtiments scolaires : leur manque d’isolation, les fenêtres défectueuses et la chaleur excessive en été sont au cœur des critiques.
Seuls 27,2 % des contributions mentionnent la pénurie d’enseignants, le manque de remplaçants et les qualifications insuffisantes de certains enseignants. Et 22,5 % se plaignent des classes surchargées, où l’on compte souvent plus de 35 élèves.
Journées trop longues, lycées vétustes, Parcoursup… que disent les lycéens sur la plateforme du gouvernement ?
➡️ https://t.co/MweWMpk4Bh pic.twitter.com/8sDYWMn54N— LCI (@LCI) October 9, 2026
Étonnamment, la procédure d’admission à l’enseignement supérieur « Parcoursup », avec 16,4 %, joue un rôle moins important que prévu, mais elle est critiquée en raison du stress psychologique qu’elle engendre, de son manque de transparence et des inégalités perçues.
Une Marseillaise est entonnée par les pompiers sur la place de la Bastille à Paris.#greve29septembre #29septembre #pompiers pic.twitter.com/fbvrjx9RrO
— Luc Auffret (@LucAuffret) September 29, 2026
Par ailleurs, une meilleure organisation des cours est réclamée. Seuls 9 % des personnes interrogées réclament expressément l’autorisation générale des téléphones portables : cf. > En France, les réseaux sociaux seront interdits aux moins de 15 ans. – Les réseaux sociaux seront interdits en France aux jeunes de moins de 15 ans 16 septembre 2026 : « De plus, l’utilisation des téléphones portables sera interdite dans les lycées français, chaque établissement pouvant toutefois prévoir des exceptions. » Cf. Interdiction des téléphones portables au lycée : ce que dit la loi. www.info.gouv.fr, 25 août 2026.
Récemment, le gouvernement a estimé à au moins 30 millions d’euros le montant des dégâts matériels liés aux manifestations et s’est dit inquiet que des millions d’heures de cours soient annulées, ce qui pourrait entraîner la décrochage scolaire de 10 000 à 20 000 jeunes.
Von hier aus ist es schwierig, die Dynamik der Demonstrationen einzuschätzen, aber wie Nathalie Segaunes in LE MONDE betont > Mobilisierung der Gymnasiasten: die ersten Überraschungen der Dialogplattform – Le Monde, 9. Oktober 2026 – Die Demonstrationen scheinen an Schwung zu verlieren und konzentrieren sich zunehmend auf bestimmte Regionen und lokale Probleme. Über die konkreten Forderungen nach mehr Lehrkräften oder besseren Unterrichtsbedingungen hinaus spiegelt dies zweifellos auch ein wachsendes Misstrauen gegenüber den politischen Entscheidungsträgern des Landes wider, von denen die Jugendlichen glauben, dass sie ihnen keine Zukunft mehr bieten können. Die Aussicht, dass Le Pen oder Mélenchon als Präsident oder Präsidentin im Élysée Einzug halten, weckt keine Hoffnung auf einen Neuanfang; sie wird vielmehr als grundlegendes Versagen und als Versagen der Politik wahrgenommen. Es ist dieser Mangel an Perspektiven, der die Gymnasiasten und zunehmend auch die Studenten dazu bewegt, auf die Straße zu gehen. Die Karikatur von Heino Sakkurai, veröffentlicht in der „Berliner Zeitung“, zitiert von Pascal Thibaut:
Mesures de prévention en Allemagne pour éviter que le mouvement de protestation des lycéens ne s’exporte
« Jusqu’à ce que la situation se calme, nous laissons les élèves en cours de français faire ce qu’ils veulent. Ils ne doivent surtout pas traiter de la France » pic.twitter.com/x1TtwcsBVv— Pascal Thibaut (@pthibaut) October 8, 2026
deutet zwischen den Zeilen an, was passieren könnte. In Deutschland gibt es ein ähnliches Unbehagen bei Schülern und Studenten. Nur gibt es hier nicht die gleiche Demonstrationskultur wie in Frankreich. Und dennoch könnte sich auch nach dem Vorbild der französischen Altersgenossen hier ein ähnlicher Protest entwickeln, zu tief sitzt auch bei Jugendlichen die Sorge vor einer Perspektivlosigkeit, so wie bei Studenten, die fürchten, dass die KI ihnen die Arbeitsplätze wegnimmt.
Pourquoi La France insoumise cherche tant à profiter de l’agitation lycéennehttps://t.co/tzlvz0U3Qg
— Le HuffPost (@LeHuffPost) October 11, 2026
Auf der Online-Plattform der Regierung AGORA > https://www.agora.gouv.fr/consultations/lycee wurden 67.000 Beiträge hinterlegt, von denen 60.277 ausgewertet werden. Die anonyme Befragung läuft vom 5. bis zum 23. Oktober 2026. Die Schülerinnen und Schüler können dort ihre Schwierigkeiten im Schulalltag schildern und Verbesserungsvorschläge machen.
Au lycée polyvalent de Cachan pour poursuivre le dialogue avec les lycéens.
Comme chaque jour depuis la semaine dernière, j'ai vu ce matin le visage de la démocratie scolaire.
Avec les élèves élus de l’établissement, nous avons échangé, sans tabou ni complaisance, sur leurs… pic.twitter.com/LLDRHNNVE5
— Édouard Geffray (@EdouardGeffray) October 9, 2026
Die Gestaltung ihrer Stundenpläne steht an erster Stelle: 70 Prozent der Jugendlichen bemängeln lange Schultage, ungünstige Unterrichtszeiten, zu viele Hausaufgaben und zu kurze Mittagspausen. Danach folgen mit mit 48,2 Prozent die schlechten baulichen Bedingungen der Schulgebäude, deren mangelnde Isolierung, defekte Fenster und übermäßige Hitze im Sommer stehen im Mittelpunkt der Kritik.
Nur 27,2 Prozent der Beiträge nennen den Lehrkräftemangel, fehlende Vertretungen und die unzureichende Qualifikation einzelner Lehrkräfte. Und 22,5 Prozent beklagen überfüllte Klassen, wo häufig mehr als 35 Schülerinnen und Schüler unterrichtet werden.
Journées trop longues, lycées vétustes, Parcoursup… que disent les lycéens sur la plateforme du gouvernement ?
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Erstaunlicherweise spielt das Hochschulzulassungsverfahren Parcoursup mit 16,4 Prozent eine geringere Rolle als erwartet, wird aber wegen psychischer Belastung, mangelnder Transparenz und wahrgenommener Ungleichheit kritisiert.
Une Marseillaise est entonnée par les pompiers sur la place de la Bastille à Paris.#greve29septembre #29septembre #pompiers pic.twitter.com/fbvrjx9RrO
— Luc Auffret (@LucAuffret) September 29, 2026
Außerdem werden eine bessere Unterrichtsgestaltung angemahnt. Nur neun Prozent fordern ausdrücklich die allgemeine Zulassung von Mobiltelefonen: vgl. > En France, les réseaux sociaux seront interdits aux moins de 15 ans. – Soziale Netzwerke werden in Frankreich für Jugendliche unter 15 Jahren verboten 16. September 2026: „Außerdem wird die Nutzung von von Mobiltelefonen an französischen Gymnasien verboten, wobei einzelne Schulen Ausnahmen festlegen dürfen.“ Vgl. Interdiction des téléphones portables au lycée : ce que dit la loi. www.info.gouv.fr, 25. August 2026.
Zuletzt hatte die Regierung die Sachschäden beziffert im Zusammenhang mit den Protesten auf mindestens 30 Millionen Euro und zeit sich besorgt. dass Millionen Unterrichtsstunden ausfallen und dadurch 10.000 bis 20.000 Jugendliche den Anschluss an die Schule verlieren könnten.
Lire: Mobilisation lycéenne : les premières surprises de la plateforme de concertation – Nathalie Segaunes, Le Monde, 9. Oktober 2026
Mouvement lycéen : à Saint-Denis, le « temps de démocratie » voulu par le gouvernement à l’épreuve de l’éveil politique des élèves, Sylvie Lecherbonnier, Le Monde, 10. Oktober 2026
Traduit avec le soutien de deepl.com.

