Ce week-end, il faut préparer l’intervention sur le podium à l’occasion du Débat portant sur L’actualité de Camus, 50 ans après sa mort qui aura lieu au cours de > la semaine Albert Camus à l‘Institut culturel français à Tubingen, Jeudi 28 octobre, 19 h 30.
Le point de départ était mon exposé sur Le mythe de Sisyphe en Terminale au lycée à Cologne lors de notre lecture de L’étranger. Beaucoup plus tard, le livre sur > Albert Camus. Kunst und Moral a paru. Et en 2009, les deux études sur Sartre et Camus ont été traduites par Catherine Atkinson: > Aesthetics in Sartre and Camus. The Challenge of Freedom.
Encore aujourd’hui, on néglige, dans l’œuvre d’Albert Camus, le rapport fondamental entre l’art et la liberté et la justification qui en résulte de sa critique des idéologies. Camus en tant qu’intellectuel exigeait une indépendance qui l’exposait aux vives critiques surtout de la gauche. Ce qui reste, c’est une actualité considérable de son œuvre qui souligne sa clairvoyance étonnante. Son opposition à > la peine de mort doit encore être lue et relue aujourd’hui. Il n’est pas utile de s’interroger sur l’influence plus ou moins grande de Sartre ou de Camus. Camus était davantage un écrivain, Sartre plutôt le philosophe, mais les deux pensaient, malgré leur brouille politique, que l’art et la liberté sont inséparables. > Sartre a étudié l’œuvre de beaucoup d’artistes qui, comme Baudelaire, Mallarmé ou Le Tintoret qui ont créé quelque chose de neuf, tandis que Camus a fondé une théorie de l’absurde dont il déduit sa théorie de l’art en tant qu’une révolte contre le monde. Art et liberté, ce sont les deux notions qui, dans les œuvres de Sartre et Camus expliquent que les artistes dépassent les idéologies politiques. L’art ne profite pas des idéologies, c’est la liberté, elle, qui ouvre toutes les chances aux arts.
An diesem Wochenende wird der Vortrag (15 Minuten) auf dem Podium anlässlich des Débat portant sur L’actualité de Camus, 50 ans après sa mort, der im Rahmen der > la semaine Albert Camus im > Institut culturel français à Tubingen am Donnerstag, 28. Oktober 2010 um 19 Uhr 30 stattfinden wird,. vorbereitet
Es ging damals los mit dem Referat über Le mythe de Sisyphe in der Abiturklasse im Gymnasium während der Unterrichtsreihe, in der wir L’étranger lasen. Viel später erschien der Band >Albert Camus. Kunst und Moral. Und 2009 hat Catherine Atkinson die beiden Studien über Sartre und Camus übersetzt: > Aesthetics in Sartre and Camus. The Challenge of Freedom.
Auch heute noch wird im Werk von Albert Camus der fundamentale Zusammenhang von Kunst und Freiheit und seine daraus resultierende Kritik an den Ideologien oft übersehen. Als Intellektueller bestand Camus auf seiner Unabhängigkeit, die ihm besonders aus dem linken Lager viel Kritik einbrachte. Das was bleibt ist sein Werk, das noch heute eine ganz erstaunliche Aktualität und eine besondere Hellsichtigkeit seines Autors zeigt. Sein Widerstand gegen die > Todesstrafe sollte heute immer wieder gelesen werden. Man muss sich auch nicht fragen, wer von beiden, Sartre oder Camus, den größeren Einfluss ausgeübt hat. Camus war mehr Schriftsteller und Sartre mehr Philosoph, aber beide waren trotz ihres politischen Streits überzeugt, dass Kunst und Freiheit untrennbar sind. > Sartre hat das Werk viele Künstler wie Baudelaire, Mallarmé oder Le Tintoret untersucht, die alle für Ihre Zeit etwas Neues geschaffen haben, während Camus eine Theorie des Absurden formulierte, von der er seine Theorie der Kunst als eine Revolte angeleitet hat. Kunst und Freiheit sind die beiden Begriffe, mit denen die Werke von Sartre und Camus den politischen Ideologien voraus sind. Die Ideologien nützen der Kunst nichts, es ist die Freiheit, die der Kunst ihren Weg bahnt.
Die Zeitschrift Der Fremdsprachliche Unterricht (103) hat im Februar ein Themenheft zu Albert Camus veröffentlicht. Andreas Nieweler hat eine ausgewogenen klare Einführung verfasst und erklärt einleuchtend, wieso die Werke von Albert Camus auch in Zukunft im Unterricht gelesen werden müssen Gérard Alamargot erläutert das Dilemma von Daru, er sich in L’hote entscheiden muss. Liefert er den Araber an die Justiz aus oder entlässt er ihn in die Freiheit? Otto-Miachael Blume gibt Anregungen über eine Diskussion zum Thema politisch motivierte Gewalt auf der Grundlage von Les Justes. A. Nieweler schlägt vor, Lebenseinstellungen anhand von Camus‘ L’étranger zu diskutieren. Ulrike C. Lange zeigt die Aktualität von La peste. Petra Bausch, Confession calculée, erinnert mit ihrem Vorschlag , den Protagonisten in La chute zu charakterisieren, an eines der wichtigsten Bücher von > Albert Camus. Zum Abschluss schlägt Colette Sarrey vor, die Medienkritik von Camus und Bourdieu miteinander zu vergleichen. Arbeitsblätter und Fiches de travail ergänzen jeden Artikel.
Die beiliegende DVD enthält Hörauszüge aus La Peste, L’Hôte und La Chute – und aus L’Etranger, gelesen von Camus selbst; außerdem zwei Szenen einer Theaterinszenierung des Dramas Les Justes und Hörauszüge aus Les mains sales von Sartre und A quoi rêvent les loups von Khadra.
Le 4 janvier 1960, Albert Camus est mort dans un accident de voiture près de Villeblevin (Yonne).
Albert Camus
(c) Oliver Jordan, Privatbesitz
130×90
Albert Camus m’a accompagné tout au long de mes études. Au lycée, nous avons lu L’étranger et Les justes. Au début des études à Paris, on nous a proposé, dans un cours de civilisation française en Sorbonne, la lecture de La chute. Plus tard, à l’université de Bonn, j’ai suivi des séminaires et des cours sur l’œuvre de Camus. Après la parution de la 2e édition du livre sur L’esthétique de Sartre, mon directeur de thèse, > Dirk Hoeges a suggéré, en 1997, d’écrire un livre sur l’esthétique dans l’œuvre d’Albert Camus.
En effet, si l’on relit Le mythe de Sisyphe, L’homme révolté, ses nouvelles et son œuvre romanesque comme ses articles sur l’engagement de l’artiste (A. C., Le témoin de la liberté, la Gauche, 20 décembre 1948, in ders., Essais, ed. p. R. Quilliot, L. Faucon, Paris 1965, p. 399-406) et p. ex. aussi son Discours de Suède, on se rend compte de l’importance de l’art et aussi de la liberté dans toute son œuvre. Das Buch Albert Camus. Kunst und Moral explique donc, que l’absurde est certes une idée non négligeable chez Camus, mais il n’est qu’une sorte de diagnostic. Ensuite, il faut aller plus beucoup plus loin, car les tâches de l’artiste sont inspirées par la liberté et une responsabilité. Encore aujourd’hui l’article „Albert Camus“ de la Wikipedia allemande veut nous faire croire que la vie selon Camus n’aurait pas de sens. Il est vrai que la version française est plus nuancée sur ce point au-moins. Encore recemment, une élève m’a expliqué qu’elle abandonné le français. Ils avaient lu Cmaus en classe, tout était absurde et la vie n’avaitr pas de sens… Un vrai malentendu. On a raté de leur expliques l’actualité de Camus. Mais encore aujourd’hui, on écrit des libres qui ne mentinonnent pas l’importance fondamentale de l’art dans l’œuvre de Camus.
Or, l’esthétique de Camus rappelle l’autonomie de l’art qu’il oppose aux idéologies du 19e et du 20e siècle. Si l’on relit sa série d’articles parus d’abord au journal Combat, ensuite sous le titre Ni victimes ni bourreaux (A. C., Essais, p. 329-352), on découvre que Camus a très tôt su prévoir la fin des idéologies et les chances de la globalisation. La brouille avec Sartre, à la suite du compte-rendu écrit par Francis Jeanson de L’homme révolté, a lieu sur un niveau politique. Or, il est vrai, ce n’est pas la politique qui a influencé leurs œuvres, c’est bien leur conceptions de l’art qui a marqué leurs œuvres. Sartre est philosophe, mais Camus est le meilleur écrivain. La > comparaison de leurs œuvres sur le plan esthétique permet de rappeler que les deux auteurs ont toujours au rapport si étroit entre la liberté et l’art.
Dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jürg Altwegg écrit aujourd’hui un article > Das Comback des ersten Menschen en rappelant le titre du dernier roman de Camus: Le premier homme. Et on y lit: „Longtemps, les Français étaient en mauvais termes avec l’un de leurs plus grands écrivains. C’est seulement maintenant, à l’approche du 50e anniversaire de sa mort, qu’on le lit à nouveau : La renaissance triomphale d’Albert Camus“
Université Bonn:
> Congrès international Albert Camus
„Albert Camus revisité – Wiederbegegnung mit Albert Camus“
Jeudi, 28 jusjqu’au 29 janvier 2010 à partir de 9 h 00, Institut-Robert-Schuman, Bonn
Am 4. Januar 1960 ist Albert Camus bei einem Autounfall in der Nähe von Villeblevin im Département Yonne ums Leben gekommen. > 4. Januar 2010: Zum 50. Todestag von Albert Camus: Veranstaltungen, Reaktionen
Albert Camus
(c) Oliver Jordan, Privatbesitz
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In der Schule haben wir L’étranger und Les justes gelesen. Am Anfang des Studiums in Paris wurde uns in der Sorbonne bei einem Kurs „Civilisation française“ die Lektüre von La chute angeboten. Später hörte ich Vorlesungen und nahm an Seminaren in der Universität Bonn teil. Nach dem Erscheinen der 2. Auflage des Buches über Sartres Ästhetik schlug > Professor Dirk Hoeges 1997 vor, nun auch ein Buch über die Ästhetik im Werk von Albert Camus zu verfassen.
Und tatsächlich, wenn man Le mythe de Sisyphe, L’homme révolté, seine Novellen, sein erzählerisches Werk wie die Artikel über die Aufgaben des Künstlers (A. C., Le témoin de la liberté, la Gauche, 20 décembre 1948, in ders., Essais, ed. p. R. Quilliot, L. Faucon, Paris 1965, p. 399-406) wie auch seines Nobelpreisrede (Discours de Suède) von 1957 wiederliest, dann wird man die Bedeutung der Kunst und auch der Freiheit in seinem Gesamtwerk entdecken. Das Buch Albert Camus. Kunst und Moral erklärt daher, dass das Absurde sicher kein zu vernachlässigender Gedanke in seinem Werk ist, aber es ist auch nicht viel mehr als eine Diagnose. Danach muss man viel weitergehen, denn die Aufgaben des Künstlers hängen von der Freiheit und von seiner Verantwortung ab. Der Artikel „Albert Camus“ in der deutschen Wikipedia will uns heute immer noch weismachen, Camus glaube, das Leben habe keinen Sinn. Es stimmt, die französische Version dieses Artikels ist in diesem Punkt präziser. Erst kürzlich noch sagte mir eine Schülerin, Französisch habe sie aufgegeben. Sie hätten Camus gelesen, und bei ihm sei alles immer so absurd und sinnlos… Da ist wohl wirklich was im Unterricht schiefgelaufen. Irgendwie hat man es wohl verpasst, diesen Schülern die Aktualität von Camus näherzubringen. Aber noch heute erscheinen Bücher über Camus, in denen das Wort Kunst, geschweige denn im Zusammenhang mit der Freiheit nicht vorkommt.
Camus erinnert mit seiner Ästhetik an die Autonomie der Kunst, die er den Ideologien des 19. und 20. Jahrhunderts entgegensetzt. Liest man z. B. die Artikelserie aus Combat, die unter dem Obertitel Ni victimes ni bourreaux (A. C., Essais, p. 329-352) erschienen ist, dann wird man verstehen, dass Camus sehr früh das Ende der Ideologien und damit der Ost-West-Konfrontation vorhersah und die Chancen der Globalisierung präzise beschrieb. Der Streit und der Bruch der Freundschaft mit Sartre nach der von Francis Jeanson verfassten Rezension von L’homme révolté fand auf einer politischen Ebene statt. Nicht die Politik sondern ihre Ästhetik hat ihre Werke und ihre Kritik an den Ideologien geprägt. Sartre war ein Philosoph, aber Camus war der bessere Schriftsteller. Der > Vergleich ihrer Werke hinsichtlich ihrer jeweiligen Auffassung zur Kunst erlaubt es, daran zu erinnern, dass beide Autoren sich in ihren Werken für die unauflösbare Verbindung von Kunst und Freiheit eingesetzt haben.
Jürg Altwegg schreibt heute in der FAZ unter dem Titel > Das Comback des ersten Menschen einen Beitrag dessen Titel auf Camus letzen Roman Le premier homme anspielt. Und unter dem Titel seht: „Lange hatten die Franzosen ein gespaltenes Verhältnis zu einem ihrer größten Schriftsteller. Erst jetzt, da sein fünfzigster Todestag bevorsteht, wird er neu gelesen: Die triumphale Renaissance des Albert Camus.“
Universität Bonn:
> Congrès international Albert Camus
„Albert Camus revisité – Wiederbegegnung mit Albert Camus“
Donnerstag, 28. bis 29. Januar 2010 ab 9.00 Uhr, Robert-Schuman-Institut, Bonn
Les professeurs du > Lycée Ellental à > Bietigheim-Bissingen m’ont invité faire un cours, lundi prochain, sur Albert Camus, > L’Étranger. D’après ce qu’on m’a dit la plupart des élèves n’ont pas encore lu le roman.
Comment amener ou motiver 30 élèves d’une classe de terminale à lire le roman sans attendre trop longtemps ? Comment leur apprendre l’importance et la place de ce roman dans l’œuvre de Camus sans qu’ils se sentent assommés par les livres ? Il s’agit donc de faire un cours qui ne doit pas leur proposer une interprétation détaillée du roman. Nous lirons donc les premières pages en faisant connaissance des personnages. Or, la lecture du début révèle déjà beaucoup d‘ approches pour une analyse du roman: Les personnages, les temps du récit, le rôle du parfait composé et enfin le langage. Ils comprendront dès le début, que L’étranger est un livre qui n’explique rien, mais qui propose un récit. Sartre ne dit rien d’autre et il rappelle qu'“une phrase de L’Étranger est une île“. En plus, il faut d’abord rien savoir de Camus. Il suffit de bien lire pour découvrir le rapport entre les personnages et le lecteur. Que lirons-nous ? Les faits ou les significations ?
Ensuite, je vais leur signaler quelques textes indispensables à la compréhension du texte comme son article contre la peine de mort et sa préface à l’édition américaine de L’Étranger. Ils devraient aussi lire le compte-rendu du roman de Camus écrit par Jean-Paul Sartre.
Après tout, je suis convaincu que les élèves lisent généralement trop peu. Ils n’ont pas l’habitude de lire > un roman après l’autre. Et pourtant, c’est bel et bien > le premier roman qui peut leur donner le virus de la lecture. Lire un roman, c’est comme franchir un seuil et découvrir un autre univers. Ne pas chercher tous les mots inconnus dans > un dictionnaire ou > en ligne, c’est un des conseils qu’on pourrait leur donner. Une fois passé ce seuil, ils découvriront que la lecture confirme et élargit leurs connaissances du français. La lecture, qui leur paraît d’abord difficile deviendra vite leur meilleur soutien. Après tout, les professeurs sont resonsables de leur fournir le virus de la > lecture en leur proposant des textes et des livres intéressants. Mon virus était Le mythe de Sisyphe d’Albert Camus, qu’un ami m’avait apporté et il y avait aussi mon pfesseur de français qui a corrigé mon exposé et qui m’a encouragé de faire un exposé sur ce livre pour accompagner notre lecture de L’Etranger.
Die Französischlehrer des > Gymnasiums Ellental in > Bietigheim-Bissingen haben mich eingeladen, am nächsten Montag eine Unterrichtsstunde über Albert Camus‘ > L’Étranger zu machen. Anscheinend haben die Schüler den Roman noch nicht gelesen.
Also wird die Schulstunde eine Einführung in das Werk von Camus werden. Die Schüler werden den Anfang des Romans von Camus selbst > gelesen hören: „Aujourd’hui, maman est morte…“.
Wie bringt man 30 Schüler dazu, den Roman jetzt ohne längeres Warten zu lesen? Wie bringt man ihnen die Bedeutung des Romans und seinen Platz im Gesamtwerk von Camus näher, ohne dass sie sich von den Büchern erschlagen fühlen? Es geht also nicht um eine Detailinterpretration des ganzen Romans. Wir werden zunächst die ersten Seiten zusammen lesen, um die Personen kennenzulernen. Die ersten Seiten deuten schon viele Möglichkeiten an, sich diesem Roman zu nähern. Die Personen, die Zeit, die Rolle des Passé composé, und die Sprache verraten schon eine ganze Menge. Sie werden gleich zu Beginn verstehen, dass es sich um ein Buch handelt, in dem nichts erklärt wird, denn L’étranger legt nur eine Beschreibung vor. Sartre sagt nichts anderes, wenn er daran erinnert, dass „ein Satz im L’Étranger eine Insel“ ist. Zunächst muss man von Camus selbst eigentlich nichts wissen. Es genügt, sein Buch gut und genau zu lesen, um die Beziehungen zwischen den Personen und dem Leser selbst zu entdecken. Und was lesen wir? Tatsachen oder Bedeutungen?
Einige wichtige Texte werde ich ihnen nennen, zum Beispiel seine Streitschrift gegen die Todesstrafe oder die Rezension, die Jean-Paul Sartre über Camus‘ Roman geschrieben hat. Und sie sollten auch später mal das Vorwort lesen, das Camus zu der amerikanischen Ausgabe des Étranger seines Romans verfasst hat, in dem er selber die Interpretation seines Romans vorträgt.
Eingentlich bin immer noch überzeugt davon, dass Schüler zu wenig lesen. Sie sind es nicht gewöhnt, > einen Roman nach dem anderen zu lesen. Aber es ist doch > der erste Roman, der ihnen den Lektürevirus vermitteln kann. Einen Roman lesen, das ist so in etwa wie über eine Schwelle zu gehen und ein anderes Universum zur entdecken. Es geht nicht darum, immer alle unbekannten Wörter in einem > Wörterbuch oder > online nachzuschlagen, das ist doch der erste Ratschlag, den man Junglesern geben sollte. Sind sie erst mal jenseits dieser Schwelle, werden sie merken, dass die Lektüre eines Buches ihnen ihre Kenntnisse der französischen Sprache vorführt und sie erweitert. Die Lektüre, die ihnen zunächst schwierig erscheint, wird sehr schnell ihre beste Unterstützung werden. Schließlich sind es aber auch die Lehrer, die dafür verantwortlich sind, dass ihre Schüler mit dem > Lektürevirus durch interessante Texte und Bücher angesteckt werden. Mein Virus war Le mythe de Sisyphe von Albert Camus, das mit ein Freund mitgebracht hatte. Und da war noch mein Französischlehrer, der mein Referat korrigiert hat und mich bat, es in der Klasse als Begleitung zu unserer Lektüre des L’Étranger vorzutragen.
„Das Absurde ist der Ausgangspunkt der gesamten Philosophie Camus’. Das Absurde ist für Camus nicht irgendein Begriff, der isoliert denkbar wäre, sondern es ist die Erkenntnis eines Menschen, dass man all dem Leid und Elend in der Welt doch keinen Sinn geben kann. (…) Für Camus besteht das Gefühl des Absurden also in der Entzweiung des sinnstrebenden Menschen und der sinnleeren Welt.“
Quel texte désolant, cet article de Wikipédia allemand, désolant, parce que Camus ne dit jamais que la vie n’a pas de sens. Je traduis, selon Wikipédia, dans sa version allemande. L’absurde signifie pour Camus le divorce entre l’homme qui cherche un sens et un monde denué de sens. On comprend fort bien que personne signe un article de Wikipédia, qui pourrait être responsable de ce que > l’intelligence collective propose ici?
Lisons le pragraphe correspondant de l’article en français sur > Albert Camus de Wikipédia:
« L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. (Le Mythe de Sisyphe, 1942) ». Dans cette phrase est concentrée la puissance d’un conflit, d’une confrontation qui supporte et emporte l’œuvre de Camus. Deux forces qui s’opposent : l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve. L’homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu’à sa raison d’être.
La version française a le grand avantage de se référer à Camus lui-même et de citer une des phrases clé de ce qui signifie l’absurde : c’est le divorce entre l’homme et le monde, et on pourrait concéder que l’homme y trouve difficilement un sens. La nuance est sensible. Ni l’un des deux est absurde, la confrontation entre les deux fait naître l’absurde qui et une sorte de diagnostic et ce n’est qu’ensuite que Camus développe sa théorie de la révolte. C’est une attitude dont Camus veut parler, une attitude qui crée des valeurs, ce qui est loin du constat que la vie n’a pas de sens qvec lequel des interprètes veulent résumer l’œuvre de Camus.
Lisons aussi l’article > Der Fremde de Wikipédia allmand:
Im ersten Teil nimmt Meursault an der Beerdigung seiner Mutter teil. Dabei zeigt er sich ohne jegliche Anteilnahme und Emotion, da er sich im gleichen Maße, wie seine Mutter sich nicht mehr für ihn interessiert hat, nun auch nicht mehr für sie interessiert. Die Novelle setzt mit einer Dokumentation der folgenden Tage seines Lebens aus der Ich-Perspektive fort. Meursault erweist sich als ein Mensch, der ohne Ehrgeiz in den Tag hineinlebt, er achtet zwar auf Details in seiner Umgebung, nimmt aber Gewalt und Ungerechtigkeit regungslos hin. Er beginnt eine Liebesaffäre kurze Zeit nach der Beerdigung seiner Mutter, was ihm später als Beweis für seine emotionale Kälte ausgelegt wird.
Ces phrases résument ce que le procureur général reproche à Meursault. Comparez la version française de Wikipédia > L’étranger qui présente un résumé beaucoup plus succinct.
Lisez ces articles de Wikipédia avec précaution et relisez plutôt le roman de Camus et ne vous laissez pas entraîner jugements erronés.
„Das Absurde ist der Ausgangspunkt der gesamten Philosophie Camus’. Das Absurde ist für Camus nicht irgendein Begriff, der isoliert denkbar wäre, sondern es ist die Erkenntnis eines Menschen, dass man all dem Leid und Elend in der Welt doch keinen Sinn geben kann. (…) Für Camus besteht das Gefühl des Absurden also in der Entzweiung des sinnstrebenden Menschen und der sinnleeren Welt.“
Was für ein betrüblicher Text, betrüblich, weil Camus an keiner Stelle sagt, dass das Leben keinen Sinn habe. Man kann schon verstehen, dass niemand einen Artikel in Wikipedia mit seinem Namen unterschreibt, wer würde auch schon dafür verantwortlich sein wollen, was die > kollektive Intelligenz uns hier anbietet ?
Lesen wir den entsprechenden Absatz des französischen Artikels über > Albert Camus de Wikipédia:
« L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. (Le Mythe de Sisyphe, 1942) ». Dans cette phrase est concentrée la puissance d’un conflit, d’une confrontation qui supporte et emporte l’œuvre de Camus. Deux forces qui s’opposent : l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve. L’homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu’à sa raison d’être.
Die französische Verison bezieht sich auf Camus selber und zitiert einen Schlüsselsatz seines Werks, der sich auf das Absurde bezieht: Es ist die Trennung zwischen Mensch und Welt, die, das könnte man so zugeben, es dem Menschen schwermacht, einen Sinn zu finden. Die Nuance ist gut erkennbar. Nicht der Mensch, noch die Welt ist absurd, aus ihrer Konfrontation entsteht das Absurde, das zuerst nur eine Art Diagnose ist, aus der Camus seiner Theorie der Revolte entwickelt. Camus will von einer Haltung sprechen, eine Haltung die Werte schafft und das ist von der Behauptung, die manche Interpreten uns vorlegen möchten, dass das Leben so Camus keinen Sinn habe, weit entfernt.
Lesen wir auch den Artikel> Der Fremde in Wikipedia :
Im ersten Teil nimmt Meursault an der Beerdigung seiner Mutter teil. Dabei zeigt er sich ohne jegliche Anteilnahme und Emotion, da er sich im gleichen Maße, wie seine Mutter sich nicht mehr für ihn interessiert hat, nun auch nicht mehr für sie interessiert. Die Novelle setzt mit einer Dokumentation der folgenden Tage seines Lebens aus der Ich-Perspektive fort. Meursault erweist sich als ein Mensch, der ohne Ehrgeiz in den Tag hineinlebt, er achtet zwar auf Details in seiner Umgebung, nimmt aber Gewalt und Ungerechtigkeit regungslos hin. Er beginnt eine Liebesaffäre kurze Zeit nach der Beerdigung seiner Mutter, was ihm später als Beweis für seine emotionale Kälte ausgelegt wird.
Diese Sätze resümieren genau das, was der Staatsanwalt Meursault vorwirft. Vergleichen Sie die deutsche Version mit der französischen Version > L’étranger, die eine viel klarere Zusammenfassung vorlegt.
Lesen sie die Artikel in Wikipedia mit Vorsicht und lassen Sie sich nicht durch falsche Urteile beeindrucken.
« Qu’est-ce que l’Absurde dans L’étranger d’Albert Camus? » C’est en répondant à cette question d’une élève que je me suis dit que la semaine française de Stuttgart (9 – 19 octobre 2008) serait l’occasion de proposer une conférence et un atelier portant sur cette œuvre. En effet, L’étranger (1942) a été souvent injustement interprété sous le seul signe de l’Absurde. Or, il raconte l’échec de la révolte d’un individu face à une société qui ne veut pas le comprendre. Ainsi Camus interroge-t-il notamment les rapports entre vérité et morale. Cette approche interprétative, ainsi que d’autres, seront le sujet de notre conférence.
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«Vor den Ferien fragte mich eine Schülerin, wie man das Absurde im Roman L’étranger von Albert Camus erklären kann. Ich habe ihr damals geantwortet, und ich glaube, dass die Französische Woche in Stuttgart (9. – 19. Oktober 2008) ein guter Anlass ist, Schülern und Lehrern einen Vortrag mit dem Titel Das Absurde und die Revolte -„L’étranger“ von Albert Camus und einen Workshop anzubieten. Camus’ Roman L’étranger (1942) wird oft und zu Unrecht allein auf die Darstellung des Absurden reduziert. Der Roman erzählt die gescheiterte Revolte eines Einzelnen gegenüber einer Gesellschaft, die ihn nicht verstehen will. Mit diesem Roman untersucht Camus das Verhältnis von Moral und Wahrheit. Der Vortrag stellt verschiedene Interpretationsansätze für diesen Roman zur Diskussion.
Im Rahmen der Französischen Woche in Stuttgart
Montag, 13. Oktober 2008, 15 – 17 Uhr Das Absurde und die Revolte -„L’étranger“ von Albert Camus
Vortrag/Gespräch
Dienstag, 14. Oktober 2008, 15 – 17.30 Uhr „L’étranger“ von Albert Camus
Workshop
Referent: Dr. Heiner Wittmann
Veranstalter: Ernst Klett Verlag und das Institut français de Stuttgart,
Ort: > Treffpunkt Klett (Neu, jetzt 30 m rechts neben dem Haupteingang zu Klett gegenüber des Feuersees) , Rotebühlstraße 77, 70178 Stuttgart
Eintritt: frei
Bitte melden Sie sich an: Telefon: 0711/66 72 15 35, Fax: 0711 / 66 72 20 10
E-Mail: j.v.greiffenstern@klett.de
ÖPNV: S1 bis S6 bis Haltestelle Feuersee
Dans la nouvelle rubrique du MONDE Retrolecture, Jean-Michel Dumay, publie aujourd’hui un article sur L’Homme révolté, d’Albert Camus (1951). > Commentaire
La relecture proposée par Jean-Michel Dumay rappelle l’effet du livre : „A peine le livre sorti, la critique alimente la houle. L’essai est louangé ou stigmatisé.“ En effet, la rupture avec son ami Sartre est une des conséquences de ce livre.
Dumay résume en quelques mots la „condamnation des révolutions et des idéologies absolues“ qui veulent suggérer de pouvoir amener la liberté. Camus refuse de „séparer la révolte métaphysique de l’homme contre sa condition … du chapelet de révoltes historiques que comptent les siècles, notamment les XIXe et XXe“. Ce que Camus critique avant tout et sans merci, c’est le dérapage des mouvements de libération en oppression. Et il se prend au nihilisme, source de tout totalitarismes, fascisme et marxisme inclus. Il veut réhabiliter non la révolution mais la révolte et Dumay cite une phrase-clé de L’Homme révolté : „Qu’est-ce qu’un homme révolté ? C’est un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement.“
Dumay est convaincu que le livre de > Camus n’est pas dépassé. Et il cite Ronald Aronson et Denis Carbit qui ont aussi, face aux guerres d’aujourd’hui, rappelé l’œuvre de Camus.
Il est vrai Jean-Michel Dumay, a bien rendu l’idée essentielle de L’homme révolté, c’est-à-dire le refus de toute révolte qui oublie ses valeurs qui l’ont fondée. Or, Dumay, comme beaucoup d’autres auteurs qui commentent L’homme révolté supprime dans son article toute allusion à l’art et aux artistes. C’est le chapitre „L’art et la révolte“ de L’homme révolté qui révèle la conséquence de Camus qui affirme, à la fin de son essai sur la révolte, la place éminente de l’art. Camus écrit „L’artiste refait le monde à son compte,“ et c’est l’artiste qui donne une forme au monde qui lui manque. Il est vrai qu’on connait toujours mal la fin du Mythe de Sisyphe et aussi mal la fin de L’Homme révolté où Camus développe son esthétique fondée sur la liberté. Il s’agit de l’autonomie de l’art qui pour Camus est la plus haute expression de la révolte. Il est donc permis de s’étonner qu’on a toujours encore tendance de réduire la pensée de Camus à l’absurde au lieu de noter l’importance de sa conception esthétique qui donne une position si importante à l’artiste. Et on continue lire des articles sur L’Homme révolté sans y tenir compte de ses remarques sur son esthétique. Il suffit d’ouvrir les derniers chapitres de ce livre pour y trouver que c’est l’art qui suggère des jugements de valeurs – aussi pour la révolte. Certes, Dumay nomme quelques artistes dont Camus parle, mais il passe sous silence que Camus comme dans son chapitre „Création et révolution“ explique que c’est l’art qui fournit le fondement de la révolte. La remarque de Dumay que c’est à partir de 1943, que Camus donne avec „la révolte, dont le mouvement est tout entier entraîné par l’absurde“ serait, une réponse à l’absurde, n’est pas suffisante. Il s’agit bien de l’art et de la révolte qui constituent ensemble la réponse face à l’absurde.
Aesthetics in Sartre and Camus. The Challenge of Freedom, traduit par Catherine Atkinson, Reihe Dialoghi/dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs, ed. by Dirk Hoeges, vol. 12, Peter Lang Verlag, Frankfurt, Berlin, Bern u.a., i. Vb.
Albert Camus. Kunst und Moral. Reihe Dialoghi/Dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs. Hrsg. Dirk Hoeges, > Verlag Peter Lang, Frankfurt/M u.a. 2002.
In der neuen Rubrik Retrolecture von LE MONDE veröffentlicht Jean-Michel Dumay heute einen Artikel > L’Homme révolté, von Albert Camus (1951). > Kommentar
Mit der erneuten Lektüre, die Jean-Michel Dumay vorschlägt, erinnert er an unmittelbare Wirkung des Buches: „Kaum war das Buch erschienen, hat die Kritik hohe Wellen geschlagen. Der Essai wird gelobt oder verteufelt.“ Tatsächlich kommt es nach einem Briefwechsel zwischen Camus und Sartre anläßlich dieses Buches zum Bruch ihrer Freundschaft.
Dumay resümiert mit einigen Worten Camus‘ „Verurteilung der Revolutionen und der absoluten Ideologien“, die die Schaffung der Freiheit suggerieren wollen. Camus will „die metaphysische Revolte des Menschen gegen seine Lage… nicht von den historischen Revolten vor allem im 19. und 20. Jahrhundert trennen.“ Das was Camus vor allem und prinzipiell kritisiert ist das Abgleiten der Befreiungsbewegungen in die Unterdrückung. Und er nimmt sich vor allem den Nihilismus vor, Quell des Faschismus wie des Marxismus zusammen. Er will nicht die Revolution rehabilitieren, sondern die Revolte, und Dumay zitiert einen Schlüsselsatz aus L’Homme révolté: „Was ist ein Mensch in der Revolte? Das ist ein Mensch, der Nein sagt. Wenn er aber etwas verweigert, dann verzichtet er nicht: Das ist ein Mensch, der von seiner ersten Bewegung an ja sagt.“
Dumay glaubt, dass das Buch von > Camus nicht überholt sei. Und er zitiert Ronald Aronson und Denis Carbit die angesichts der heutigen Kriege an das Werk von Camus erinnert haben.
Es ist wahr, dass Jean-Michel Dumay die wesentlichen gedanken von L’homme révolté, mit der Verweigerung jeder Revolte, die ihre Werte aufgibt, richtig wiedergibt. Aber Dumay wie viele andere Autoren, die L’homme révolté kommentieren, übergeht in seinem Artikel jeden Hinweis auf die Kunst und die Künstler. Besonders im Kapitel „Die Kunst und die Revolte“ in L’homme révolté zeigt wie konsequent Camus am Ende seines Essais auf dei Revolte und auf die besondere Bedeutung der Kunst hinweist. Camus schreibt, „Der Künstler schafft die Welt auf eigene Rechung neu.“ Es ist also der Künstler, der der Welt die Form gibt, die ihr fehlt. Es stimmt, man hat das Ende von Le Mythe de Sisyphe und auch as Ende von L’Homme révolté, wo Camus seine auf der Freiheit gegründete Ästhetik erläutert, nie richtig gelesen. Es geht um die Autonomie der Kunst, die für Camus der höchste Ausdruck der Revolte ist. Man darf also durchaus erstaunt sein, dass es heute immer noch die Versuchung gibt, Camus‘ Denken auf das Absurde zu reduzieren, ohne die besondere Bedeutung seiner Ästhetik darzulegen, die dem Künstler eine so besondere Stellung verleiht. Und man liest immer noch L’Homme révolté, ohne seinen Bemerkungen über die Ästhetik den ihren gebührenden Stellenwert zu verleihen. Es genügt, die letzten Kapitel dieses Buches zu lesen, um zu verstehen, dass es die Kunst ist, die – auch der Revolte – Wertmaßstäbe verleiht. Dumay nennt einige Künstler, die Camus erwähnt, aber er übergeht das Kapitel „Schöpfung und Revolution“ mit Schweigen, das ausdrücklich darlegt, das die Kunst die Revolte begründet. Die Bemerkung von Dumay, Camus habe ab 1943, mit der „Revolte, deren Bewegung ganz und gar durch das Absurde ausgelöst werde“ eine Antwort auf das Absurde gegeben, ist nicht ausreichend. Es handelt sich um die Kunst und die Revolte, die zusammen eine Antwort auf das Absurde geben.
Heiner Wittmann, Aesthetics in Sartre and Camus. The Challenge of Freedom, translated by Catherine Atkinson, in: Dialoghi/dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs, ed. by Dirk Hoeges, vol. 12, Peter Lang Verlag, Frankfurt, Berlin, Bern u.a., i. Vb.
Id., Albert Camus. Kunst und Moral. Reihe Dialoghi/Dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs. Hrsg. Dirk Hoeges, > Verlag Peter Lang, Frankfurt/M u.a. 2002.